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Karaté : Une lutte pour garder la flamme

23 Septembre 2021

par : Moulay Hicham Mouatadid | Journaliste de l'Initiative de journalisme local

À Ville-Marie comme ailleurs, le Karaté reste un art martial qui a ses adeptes fidèles et très engagés. « La pratique du karaté nous apporte plusieurs avantages : avant tout, l'autodéfense, la condition physique supérieure, développer notre force, souplesse et musculature, améliore la coordination (réflex-moteur), endurance, assurance, confiance en soi, détermination, aide à contrôler le stress, bonne philosophie de vie, esprit plus vif et plus encore », raconte Ginette Bellehumeur, instructeur en chef au club dojo de Ville-Marie.

Le temps de bien assimiler

Malgré tout, il s’agit d’un sport plein de défis à surmonter. « Le défi le plus grand est sûrement le respect des capacités de notre corps, propres à chacun. Prendre le temps de bien assimiler chaque technique, et surtout, répéter les exercices, encore et encore. Apprendre à dépasser nos limites pas seulement à l'entraînement, mais dans la vie de tous les jours. Faire face à l'adversaire avec contrôle », a-t-elle expliqué.

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Composer avec l’offre

Chez nous en région, la gestion de ce sport demande encore plus de force et d’engagement afin de maintenir sa flamme et passer le flambeau aux générations à venir. « Dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue, la place du karaté est présente surtout en Abitibi. Au Témiscamingue, nous sommes le seul club et nous sommes là depuis plus de 40 ans. Le dojo n'a pas un grand nombre de membres avec la pandémie et les horaires de travail des parents ne permettent pas toujours le déplacement, car il faut le dire, les entraînements à deux ou trois fois par semaine demandent une grande flexibilité », poursuit-elle. « La disponibilité de local à Ville-Marie est très restreinte, les entraînements se donnent au gymnase de l'école primaire St-Gabriel de Ville-Marie, il faut composer avec ce qu'on nous offre. »

L’effet COVID-19

Le contexte de la COVID-19 a eu un impact considérable également sur ce sport. Les ordonnances de la Santé publique ont poussé les gestionnaires de ce secteur à repenser leur façon de faire. « Le développement du club de karaté au Témiscamingue, avec les règles de la Santé publique, tout est différent. Avant la pandémie, l'organisation de cliniques, les examens de grades et compétitions, les camps d'entraînement avec les entraîneurs séniors de L'AKJQ (Association de karaté japonais du Québec) étaient plus fréquents et appréciés des membres et spectateurs. Pendant la pandémie, nous avons dû faire nos activités sur la plateforme Zoom, quelques fois en groupe ou seul à la maison », indique-t-elle.

Exploiter l’énergie

Pour madame Ginette Bellehumeur, le karaté, c'est pour tous les âges, il faut suivre notre rythme compte tenu de notre forme physique, procéder par étape et vous ne rencontrerez aucune difficulté à suivre le groupe et/ou les élèves légèrement plus avancés que vous. « Il s’agit d’un art martial qui nous apprend à utiliser le maximum de notre énergie et apprendre diverses techniques de défense et d'attaque, le mental et le physique ne font qu'un », a-t-elle conclu.

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