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Le CALQ sélectionne deux projets artistiques au Témiscamingue

20 Janvier 2022

par : Dominique Rioux-Blanchette : Journaliste de l'initiative de journalisme local

photo : Courtoisie Solène Bernier

Récemment, le Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue annonçait la sélection de 14 projets régionaux, dans le cadre du Programme de partenariat territorial du CALQ. Ce sont donc 10 artistes et quatre organismes qui recevront une bourse pour réaliser leurs projets, pour un montant total investi de 235 300 $. De ceux-là, deux artistes sont originaires du Témiscamingue.

En premier lieu, Solène Bernier a récolté 16 000 $ pour la création d’un théâtre d’objets et de marionnettes à partir d’explorations du théâtre-action et des cycles repères. Son projet d’exploration se fera à partir d’un objet et d’un conte, La petite casserole d’Anatole. Dans sa démarche, l’artiste aborde le thème de la difficulté de la résilience.

« En fait, tout sert de métaphore à propos de ladite évolution sociale alors que l'on peut constater le manque de bienveillance envers les personnes plus vulnérables ainsi que les problèmes environnementaux; alors que l'on demande aux plus démunis et à la nature d'être résilients », explique madame Bernier à propos de sa démarche artistique.

Pour commencer, elle ira à la rencontre d’un groupe vivant avec des troubles neurocognitifs ou un handicap, pour savoir comment et « quelles forces ça prend pour vivre et réussir socialement en vivant avec ces limitations. »

C’est un théâtre de proximité, pour adultes, auquel elle conviera le Témiscamingue, à une date qui reste à déterminer. Le tout se fera en collaboration avec Annabelle Audet, Audrey Dulong-Bérubé, Sophie Lessard, Andréanne Boulanger et Anne Théberge.

En second lieu, Émilie B. Côté a également reçu 16 000 $ pour réaliser La mémoire des ruines, un corpus d’œuvres en art imprimé et installation, un projet en cocréation avec l’artiste Édith Laperrière, également du Témiscamingue. Ensemble, elles s’intéresseront au patrimoine bâti de la région. Elles feront notamment appel à la population pour recevoir des photos, archives de lieux qui existent encore, qu’ils soient abandonnés ou conservés. Par la suite, Édith Laperrière travaillera, elle, en sérigraphie, « toujours très épurée » selon Émilie B. Côté, qui par la suite, s’inspirera de l’art imprimé pour travailler en sculpture, avec de vieux matériaux de bâtiment, bruts.

C’est donc une rencontre entre « deux imaginaires d’artistes, sur notre même patrimoine commun » que cette exposition présentera à une date qui sera connue ultérieurement.

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