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Renaître de ses 30 ans

25 Mai 2020par : Karen Lachapelle

En janvier dernier, j'étais découragée. J’essayais de concevoir l'avenir du Journal Le Reflet et honnêtement, je n’y arrivais pas. Il était difficile de savoir par quel bout le prendre pour y aller d’une relance financière saine et durable. Tout semblait gros et le gouffre financier immense. Nous savions qu'il y aurait des décisions importantes à prendre, mais par où commencer? Le changement, c’est insécurisant, surtout après 30 ans! Différents scénarios étaient sur la table, dont une version numérique pour amputer les frais d’imprimerie et de distribution. Nous avancions à petits pas… jusqu’à temps que la Covid-19 nous frappe de plein fouet (comme tout le monde!). L’hésitation a fait place à l’urgence de se réinventer et c’est ce que nous avons fait.

Innover ou mourir

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Alors que nous sommes tous rentrés à la maison avec nos ordinateurs sous le bras (du moins, pour ceux qui ont un portable!) pour faire du télétravail, il est devenu évident que le Journal Le Reflet devait être virtuel pour traverser la crise. Ce que nous avons découvert, c'est une nouvelle façon de faire les choses. Nous avons été totalement sortis de notre zone de confort (moi la première!) et le résultat a été étonnant.

Pour la fille pas trop techno que je suis (je le dis souvent que le problème est entre la chaise et l'écran), cette nouvelle destination numérique me donnait des sueurs froides. En fait, j'avais carrément la chienne. Mais il semblerait qu'il faut être de son temps…

La crise sanitaire a été le coup de pied au derrière (excusez l’expression, mais c’est tellement ça pareil!) qui me manquait pour plonger vers de nouvelles avenues. Avec notre version numérique, nous sommes dans l’air du temps. Nous avons beaucoup plus de latitude, car les frais astronomiques pour l’impression et la distribution ont disparu. Nous avons pu changer nos délais puisque nous n’avons plus l’obligation d’envoyer le journal à l’imprimerie le vendredi après-midi pour l’édition du mardi suivant. Lorsque la vie reprendra plus normalement, nous pourrons ainsi publier les activités du week-end dans le journal du mardi (fini les retards d’une semaine et demie pour connaître l’information).

On dit que quand la vie nous donne des citrons, faisons-en de la limonade. C’est exactement là où nous sommes. Semaine après semaine, je suis vraiment fière de mon équipe qui relève le défi avec brio et surtout, dans la bonne humeur et l’enthousiasme. Chaque membre amène de nouvelles idées pour qu'on puisse nous dépasser et surtout vous offrir encore plus de contenu témiscamiens et de la région.

Au fil des semaines, nous avons transformé le visuel pour faire un journal qui se rapproche du magazine. Vous avez été nombreux à nous envoyer vos commentaires positifs sur notre nouvelle avenue! Vous avez accueilli à bras ouverts notre version numérique, je vous remercie sincèrement de votre ouverture. Et attendez de voir la suite!

Pas mort et de plus en plus fort

La semaine dernière, il est venu à mes oreilles, de la part de nos voisins de l’Abitibi, plus d’une fois, que notre journal était sur le point de fermer et/ou d'être remplacé. Il semblerait même que j’aurais eu une offre de rachat… Et je n’étais même au courant! (J’attends encore la liasse de billets verts!) Je trouvais essentiel de rectifier les faits et ça presse : NON, LE REFLET N'EST PAS À VENDRE… NON LE REFLET N'EST PAS SUR LE POINT DE FERMER… Je vous le confirme, nous avons le vent dans les voiles. Nous avons plein d’idées et de projets. Nous avons de nouveau le feu sacré et plus que jamais, un journal au Témiscamingue est primordial.

Est-ce que la version papier sera de retour?

Nous avons réfléchi fort à cette question. Puisque la crise sanitaire n’a pas de date d’expiration (malheureusement), que nous avons perdu beaucoup de revenus publicitaires (annulation de tous les événements, festivals, etc.), la réponse a été évidente que nous ne pourrons pas retourner comme avant le 13 mars 2020. En fait, personne ne pourra faire les choses comme avant cette date, pour encore un bon bout de temps…

Nous avons envisagé plusieurs possibilités et avons opté pour une version hybride. Ce qui signifie que, d’ici quelques semaines, il sera possible de s’abonner à la version papier du Journal Le Reflet. Les coûts de l’abonnement ne sont pas encore officiels. Le hasard fait bien les choses, car un organisme, la Corporation de développement communautaire du Témiscamingue (CDCT), nous a approchés pour nous donner un coup de main à trouver du financement pour nos futurs abonnés. Nous évaluons différents partenariats afin que le coût hebdomadaire vous revienne au prix d’un café par semaine. Donc, promis, nous vous tiendrons rapidement informés! Bien entendu, la version du journal en ligne restera gratuite.

Et l’avenir?

Des projets, nous en avons des tonnes. Des idées, encore plus! Nous travaillons sur de nouvelles plateformes et même des applications afin de vous faciliter la lecture du Reflet. Votre journal est là plus que jamais et si jamais vous entendez des rumeurs qui présagent que c'est la fin du Journal Le Reflet, vous pouvez démentir la nouvelle. Propagez la bonne nouvelle : votre Reflet est là pour rester!