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Comment éviter le gaspillage vestimentaire au Témiscamingue?

20 janvier 2023

par : Marie-Soleil Legendre | Journaliste de l’Initiative de journalisme local

Depuis plusieurs années, le sujet du gaspillage vestimentaire en est un qui fait beaucoup parler. Les impacts de la surconsommation de vêtements se font remarquer, et ce même dans les régions dites éloignées, comme le Témiscamingue. En effet, certains vêtements apportés dans des friperies et qui ne sont pas en assez bon état pour être revendus sont envoyés dans un pays du tiers monde. Voici les conseils d’Anne-Marie Gélinas pour une consommation de vêtements plus responsable.

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Anne-Marie Gélinas a pris l’initiative de créer sa propre friperie sur Internet, la Garde-Robe d’Anne-Marie, pour offrir une alternative aux gens d’ici pour ne pas acheter de nouveaux vêtements. Elle publie une quinzaine de nouveaux morceaux de vêtements sur le compte Instagram de la Garde-Robe un lundi sur deux. « Que ce soit dans des boutiques seconde-main, en ligne, dans ma propre garde-robe, des dons que je reçois ou des lots de vêtements que je me procure, je suis sélective puisque je désire proposer des items de qualité, en excellente condition, uniques, parfois rétro et aux goûts des femmes qui m’accordent leur confiance », explique-t-elle. Pour elle, il y a plusieurs avantages à l’achat seconde-main, tel que contribuer à freiner le « fast fashion », réduire son empreinte écologique, faire des économies, acquérir des items uniques et pouvoir se créer des ensembles originaux.

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Elle est d’avis que les gens au Témiscamingue font de plus en plus attention à leur consommation de vêtements. Pour soutenir cette affirmation, elle partage un commentaire d’une de ses clientes, « Elle me disait aimer avoir beaucoup de vêtements dans sa garde-robe, car c’est important pour elle d’avoir du choix. Par contre, financièrement elle ne pourrait pas se permettre d’acheter tous ses vêtements neufs. De plus, sa conscience environnementale la ferait se sentir coupable. Pour elle, avoir l’opportunité d’acheter seconde- main la réconcilie avec le nombre de morceaux qu’elle possède. Et elle est fière de pouvoir dire que presque tous les achats de vêtements qu’elle fait sont des achats seconde-main parce qu’elle sent qu’elle a ainsi une consommation plus responsable ». Elle constate aussi une normalisation du magasinage dans les friperies. « Lorsque j’étais jeune, les friperies c’était pour ceux qui n’avaient pas les moyens de se payer des vêtements ou encore pour les ados grunge. ».

Voici ce qu’elle conseille aux personnes qui souhaitent réduire leur empreinte textile :

  • Offrir ou vendre ce que vous ne portez plus.
  • Prolonger la durée de vie de vos vêtements en suivant les recommandations d’entretien.
  • Identifier vos besoins/goûts vestimentaires. (Si chaque fois que vous achetez un morceau rouge il termine sa vie dans la poubelle, peut-être que vous n’aimez pas la couleur sur vous)
  • Réparer vos vêtements au lieu de les jeter.
  • Privilégier la qualité. Oui, ce sera un peu plus dispendieux sur le coup, mais à long terme ce sera payant.
  • Acheter des vêtements fabriqués au Québec/Canada
  • Si c’est possible, emprunter des morceaux lors d’une occasion spéciale au lieu d’acheter neufs. La robe à paillettes pour la soirée gala, il y a peu de chances que tu la portes à nouveau. Même chose pour l’Halloween : fais appel à la location de costumes!
  • Si vous avez des enfants, entrez en contact avec une personne autour de vous qui serait susceptible de vouloir acheter les vêtements de vos enfants ou les recevoir en don. Ils grandissent tellement vite, parfois les morceaux sont à peine usés qu’ils ne font plus!

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