Un vent de jeunesse pour la salle publique à RDQ

27 septembre 2023

par : Dominique Roy | Journaliste de l’Initiative de journalisme local

photo : De gauche à droite : Léa-Rose Boucher, Marilie Bergeron, Timmy Laliberté et Alexandre Dallaire

Lors de la rentrée scolaire, les élèves de l’école Rivière-des-Quinze de Notre-Dame-du-Nord découvraient une salle publique complètement réaménagée avec un nouveau mobilier. Le style « centre communautaire des années 80 » a laissé place à un environnement invitant, moderne, jeune, au goût du jour. L’ambiance qui s’en dégage s’apparente à celle d’un campus collégial ou universitaire.

Jadis, ce coin central de l’école était rempli de casiers pour les élèves. Au fil des ans, plusieurs ont été retirés, des tables de ping-pong ont été ajoutées ainsi que des tables à dîner. Les élèves se sont peu à peu approprié le lieu pour s’y rassembler, y manger, discuter. L’an dernier, grâce au projet « Graffitis », en partenariat avec le Carrefour Jeunesse-Emploi du Témiscamingue et Tatouage Le Wendigo, les murs de cette salle publique ont été revampés avec designs inspirants et couleurs vivifiantes.

Phase 1 du projet

Pour réaliser la première phase du projet, un comité a été formé de trois enseignantes, Sabrina Riedel-Roy, Dominique Fortin et Chantal Moreau, et de quatre élèves, Timmy Laliberté, Alexandre Dallaire, Marilie Bergeron et Léa-Rose Boucher.

Les élèves ont été sélectionnés en raison de leur profil plus artistique et de leur intérêt pour ce type de projet. Par exemple, Marilie Bergeron envisage une carrière dans le design d’intérieur alors qu’Alexandre Dallaire possède un talent pour le dessin. L’année scolaire de l’élève faisait aussi partie des critères. « Nous, ce qu’on voulait, c’était un comité d’élèves qui allaient voir le résultat. Donc, l’année dernière, on n’a choisi aucun élève de cinquième secondaire, car on savait que le projet ne serait pas terminé avant la fin de l’année. On trouvait que ce serait très décevant pour un élève de travailler sur un projet qu’il ne verrait pas et dont il ne profiterait pas », explique Sabrina Riedel-Roy.

« Je voulais pouvoir offrir aux autres élèves un espace confortable pour passer leurs pauses ou leurs dîners, commente Léa-Rose Boucher. Ce que j’ai aimé le plus, c’est voir le résultat final de tout ce qu’on avait commandé, tout bien placé où on le voulait. C’était vraiment satisfaisant. »

Du côté des filles, le choix des meubles a été un défi en raison du grand choix offert et du budget à respecter. « C’est vraiment choisir les meubles que j’ai aimé le plus, même si c’était difficile. Il y avait vraiment un beau choix », commente Marilie Bergeron. Pour les gars, c’est le choix des couleurs qui a éternisé les discussions. « Ç’a duré au moins deux réunions et demie », précise Alexandre Dallaire.

Timmy Laliberté se dit heureux d’avoir contribué à rendre son école plus belle, plus attirante. « J’ai aimé voir le « avant » et le « après » de la salle. » D’autres élèves l’ont même remercié pour sa contribution à ce projet qui semble faire l’unanimité.

Le coût de la première phase avoisine les 25 000 $ provenant de deux partenaires financiers : le Rodéo du Camion (5 000 $) et le Centre de services scolaire du Lac-Témiscamingue (près de 20 000 $). L’investissement est rentable, car toutes les places disponibles – le sofa modulaire et les neuf tables îlots – sont 100 % utilisées aux pauses et à l’heure du dîner.

Depuis la rentrée scolaire, le sentiment d’appartenance envers cette salle est bel et bien perceptible, étant donné que les espaces ont été pensés par les élèves et pour les élèves. « Il n’y a pas de bris, pas de vandalisme. Il y a un beau respect par rapport au matériel dans l’école », se réjouit Sabrina Riedel-Roy.

Phase 2 du projet

D’emblée, les quatre élèves souhaitent poursuivre leur travail pour enclencher la prochaine phase du projet qui consiste à trouver du financement dans le but d’acheter, au minimum, un autre sofa modulaire. L’ancienneté ayant ses avantages, les plus vieux de l’école semblent s’être approprié le sofa actuel. Il en faudrait donc un pour les plus jeunes. Bien sûr, d’autres idées planent pour les aires communes du rez-de-chaussée de l’école, notamment l’entrée menant à la cafétéria.

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