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La MRC repense son aménagement du territoire agricole

21 Juillet 2020par : Moulay Hicham Mouatadid | journaliste de l'Initiative de journalisme local

L’agente de développement en agroalimentaire de la MRC de Témiscamingue, Hannatou Tankary a effectué plusieurs visites de producteurs agricoles au cours des dernières semaines. Accompagnée de consultants qui viennent soutenir les travaux de révision du Plan de la zone agricole (PDZA), madame Tankary poursuit ses visites de producteurs dans l’objectif de recueillir davantage d’informations sur leurs expériences afin d’enrichir la vision commune de l’agriculture via la révision du PDZA.

« Une première série de consultation a eu lieu au cours de laquelle certains secteurs d’expertises ont été couverts. Nous avons rencontré différents intervenants et entreprises dont la travailleuse de rang, Sabrina Audet-Godin, des responsables aux marché public de Ville-Marie et celui de la municipalité de Moffet. Également, nous avons été à la fromagerie le Fromage au village et les fermes Boréales, site de Béarn. La ferme Lunick, spécialiste dans la production et emballage de pommes de terre, le Domaine Des Ducs et l’Éden Rouge étaient au programme des visites accomplies », a fait savoir Hannatou Tankary.

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Actualiser le portrait

Le PDZA constitue un exercice de planification qui vient compléter le cadre des orientations en matière d’aménagement du territoire en ce qui a trait au territoire agricole et aux activités agricoles d’une MRC. « L’élaboration d’un PDZA constitue pour notre MRC une occasion et un moment fort pour actualiser le portrait de l’activité agricole sur toutes les portions du territoire, de constater les forces et les faiblesses des activités agricoles et agroalimentaires sur le plan du développement de cette zone agricole et également sur le plan de l’habitation et du développement du territoire agricole, et de déterminer des orientations et des objectifs de développement et d’habitation du territoire, de même que les moyens nécessaires à leur réalisation », a expliqué Claire Bolduc, la préfète de la MRC de Témiscamingue.

Une vision ambitieuse

L’engagement de la MRC vise la constance et la cohérence en matière d’aménagement du territoire et de développement. « Dans un exercice de vision et de développement sans précédent, nous nous sommes données depuis déjà plus de 18 mois une grande stratégie d’attractivité et de développement autour de laquelle nous avons articulé trois pôles d’excellence. L’un de ces pôles porte sur les agricultures innovantes, notamment sur l’agriculture biologique », précise la préfète. « C’est à partir de cette vision, des réalités actuelles et des défis anticipés mais aussi des grandes forces de notre agriculture, parfois méconnues, que nous élaborons le PDZA. Mais plus encore, puisqu’il constitue une partie intégrante du schéma d’aménagement de la MRC et que l’agriculture est l’une des activités-phare de notre territoire, nous réfléchissons ce PDZA en ayant aussi en tête l’ensemble des priorités de la MRC, et particulièrement les services de proximité dans chacune de nos communautés, tant les services agricoles que les services nécessaires à la qualité de vie du milieu. Nous avons le devoir de réfléchir nos actions et interventions dans un horizon de court, moyen et long terme », a-t-elle ajouté.

La qualité du territoire d’abord!

Plusieurs défis ont accompagné les travaux de la révision du PDZA, selon madame Bolduc, ils sont nombreux, mais la plupart sont prévisibles. « Nous devons mettre à jour un ensemble de données et de statistiques qui touchent le territoire du Témiscamingue, mais aussi toutes les données, actions, politiques du secteur agricole et tout le contexte géopolitique qui touche le domaine agricole et agroalimentaire. Nous devons considérer aussi les interactions existantes entre les différentes activités du territoire, par exemple le tourisme en lien avec l’agriculture ou encore la villégiature très présente au Témiscamingue et les besoins de cohabitation et de bon voisinage requis. Nous avons un territoire multifonctionnel, nous devons privilégier toutes les propositions qui feront en sorte que les activités ne se nuisent pas entre elles et qu’elles contribuent toutes à la qualité du territoire. »

Des acteurs très engagés

Les parties prenantes impliquées dans le PDZA sont multiples, et puisqu’il s’agit d’un plan qui appelle à compléter le schéma d’aménagement de la MRC, il interpelle tous les élus du territoire. « L’exercice sollicite aussi la contribution des agriculteurs, et de toutes les organisations ou institutions qui gravitent autour du secteur. Ainsi, pensons aux producteurs agricoles eux-mêmes, de toutes les productions, aux agronomes, aux vétérinaires, aux transformateurs et distributeurs alimentaires, aux entreprises de service, aux regroupements facilitant la mise en marché (le marché public, par exemple), aux institutions d’enseignement et de recherche, au milieu de la finance, à l’Union des producteurs agricoles, aux ministères de l’Agriculture ou de l’Environnement, aux organismes environnementaux », souligne Claire Bolduc.

Des visites sur mesure

« Plusieurs visites sont organisées dans le cadre du PDZA, des visites de ferme dans diverses productions, tout comme des visites chez des transformateurs ou des distributeurs. Elles ont pour but de faciliter une meilleure compréhension des réalités et des enjeux vécus sur le territoire témiscamien en matière d’agriculture et d’agroalimentaire, de mieux comprendre les distinctions propres en lien avec notre territoire et de constater la dynamique agricole témiscamienne. Les visites d’entreprises et les rencontres de plusieurs intervenants nourrissent la réflexion », a-t-elle conclu.