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Le Rift lance sa programmation printanière en arts visuels

1 avril 2025

Du 28 mars au 17 mai, les passionnés d’arts visuels pourront admirer les œuvres de Marilyse Goulet dans la salle d’exposition du Rift ainsi que celles de Jean-Christophe Beauchamp dans l’Espace découverte.

Le vernissage de Marilyse Goulet, dont l’exposition s’intitule Micro-Macro : impressions phytologiques, avait lieu le 28 mars. C’est grâce à une bourse de recherche-création du Conseil des arts et des lettres du Québec que l’artiste de Saint-Jérôme a déployé ce dialogue sensible qu’elle entretient avec l’univers végétal, notamment les plantes qui vivent dans les milieux humides, comme les tourbières et les marécages. C’est sa préoccupation liée à la diminution des milieux humides, notamment en raison de l’étalement urbain, de la construction de routes et d’infrastructures, de l’exploitation minière et agricole, qui a déclenché ce désir, par le biais d’une exposition, de valoriser les plantes qui y habitent.

« Elle travaille en art imprimé et en impression, mais contrairement aux traditions qui proviennent de cet art très technique, Marilyse Goulet explose les cadres. Ses formats sont irréguliers, ses papiers superposés, elle conserve les essais « ratés » et elle les intègre dans son montage. Les œuvres habitent un mur complet, avec des œuvres qui vont jusqu'au sol, d'autres cachés derrière des acétates. C'est une approche de la technique qui est très brute et très sentie, à son image », explique Émilie B. Côté, codirectrice générale et directrice artistique des arts visuels au Rift. Cette dernière décrit l’artiste comme étant très colorée, énergique et passionnée. Elle mentionne également quelques détails sur le montage de l’exposition qui a été in situ. « C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'elle présente une exposition, les œuvres sont placées pour répondre aux caractéristiques du lieu. Elle amène une grande quantité d'œuvres et elle crée son exposition sur place. Elle n'arrive pas avec un plan établi. C'est ce qui est fascinant à regarder aller, parce qu'on voit une nouvelle exposition prendre forme au courant de la semaine de montage. »

Vitrine témiscamienne

Dans l’Espace découverte, c’est l’exposition Pierre qui roule n’amasse pas mousse de l’artiste témiscamien Jean-Christophe Beauchamp qui est l’honneur. Il présente les photographies d’un voyage au Nicaragua qui s’intéressent « aux formations géologiques de différents territoires parcourus. Sensible aux textures et aux reliefs qui marquent les paysages de ce pays d’Amérique centrale, l’artiste propose une série de plus de trente photos qui captivent le regard par des motifs et des couleurs uniques », peut-on lire sur le site Web du Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue.

Un café-céramique

En terminant, la préfète Claire Bolduc a profité de ce vernissage pour dévoiler officiellement l’aide financière de la MRC de Témiscamingue d’un montant de 30 000 $ pour développer un café-céramique dans le centre d’exposition. « Nous aurons donc l’équipement nécessaire à la réalisation de projets de céramique, parfois en offrant simplement des pièces à peindre, en expérimentant sur tour à poterie, ou la sculpture plus expérimentale. Nous avons un espace bistro et nous rêvons d’une bonne machine à café depuis très longtemps pour permettre à la population d’avoir un lieu de rencontre ou faire une activité créative! Bref, nous sommes très enthousiastes de cette nouvelle », termine Émilie B. Côté.

Crédit photo Marilyse Goulet (2)

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