L’artiste Élodie Jolette fait vibrer l’âme des pianos avec la sortie simultanée de Mai-lodies et Notes de flanelle. Ces deux pièces, disponibles sur les plateformes musicales, marquent les premiers chapitres d’un projet singulier : capter la voix unique de chaque piano en immortalisant une composition originale sur un instrument différent, à raison d’une par saison. « Chaque piano a sa propre personnalité. Je veux rendre hommage à cette âme vivante, souvent oubliée derrière la mélodie », a confié l’artiste.
Des pianos au cœur de la création
Native du Témiscamingue, Élodie Jolette a grandi entourée de musique, apprenant le piano de manière autodidacte après un bref passage par le violon. « Je compose de la musique et des chansons depuis l'adolescence (donc depuis plus de 25 ans) sans avoir étudié en musique. » Son tout premier piano, un antique Nordheimer 1910, est devenu le point de départ du projet. C’est sur cet instrument restauré par le luthier Doug Yeats qu’elle a enregistré Mai-lodies, une pièce douce et empreinte de nostalgie.
En contraste, Notes de flanelle offre une atmosphère feutrée et enveloppante, captée sur le piano hybride Kawai de son amoureux, Hugo Trépanier. « Grâce à une sourdine, les cordes adjacentes vibrent légèrement, créant des dissonances subtiles qui ajoutent une texture chaleureuse et organique. Le titre m’a été soufflé par une amie poète, Elena Martinez. Il évoque ce côté doux et réconfortant, comme un chandail de flanelle par une journée grise, raconte madame Jolette. Mes inspirations : Tori Amos, Yann Tiersen, Ludovico Einaudi, Chilly Gonzales, Alexandra Strélisky, Jean-Michel Blais, Hania Rani, Lambert, Olafur Arnalds, Joep Beving, et tellement d'autres. J'écoute beaucoup de musique, de piano. »
Une démarche musicale « élocale » et humaine
Avec L’âme des pianos, elle revendique une approche 100 % biologique qu’elle qualifie d’« élocale », un jeu de mots mêlant son prénom et sa volonté de produire une musique locale, ancrée dans l’authenticité. Loin des productions aseptisées ou des algorithmes musicaux, elle célèbre l’imperfection des pianos acoustiques : les pédales grincent, les marteaux relâchent, mais c’est là que réside la magie.
En plus des pièces, deux vidéoclips immersifs sont diffusés sur sa chaîne YouTube, plongeant les spectateurs dans l’intimité de ces pianos. Ces visuels, imprégnés de symboles personnels, dévoileront des détails cachés : un ourson au cœur rouge, clin d’œil à une peluche offerte par son conjoint, ou encore des fleurs de magnolia, en hommage à la période de composition.
De la thérapie par la musique
La musique d’Élodie Jolette trouve aussi écho dans son travail de thérapeute en relation d’aide complémentaire. Elle utilise la création musicale et artistique comme outil introspectif, guidant ses clients vers la reconnexion à eux-mêmes. « C'est surtout au niveau des approches des exercices que je dois proposer », souligne-t-elle. Certaines de ses compositions, comme Je serai là juste là, ont d’ailleurs été écrites pour accompagner le deuil ou apaiser les cœurs fragilisés.
Une pianothèque en devenir
Avec L’âme des pianos, Élodie Jolette se lance le défi d’enregistrer une nouvelle pièce sur un piano distinct à chaque saison, tissant au fil des ans une vaste pianothèque vivante. « Je rêve que ce projet devienne un véritable musée sonore, où chaque piano raconte son histoire et sa singularité. »
En attendant, les mélomanes peuvent savourer Mai-lodies et Notes de flanelle et plonger dans cet univers où chaque note résonne comme une empreinte d’âme. Deux vidéoclips accompagnent la sortie des pièces sur la chaîne YouTube officielle de l’artiste (youtube.com/@elodiejolette).
