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Trier mieux pour jeter moins

21 septembre 2025

par : Claudie Hamelin | Journaliste de l’Initiative de journalisme local

Les 15 et 16 septembre derniers, la MRC du Témiscamingue a organisé deux rencontres citoyennes sous forme de 5 à 7, intitulées « Jasette autour du bac », à Ville-Marie et à Latulipe. L’objectif de ces événements était d’informer la population sur la gestion des déchets et de promouvoir les bonnes pratiques en matière de tri.

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Animées par l’expert en environnement Grégory Pratte, ces soirées ont permis d’aborder une foule de questions, dans une atmosphère conviviale et accessible. Durant son séjour, M. Pratte a également animé des activités ludiques dans plusieurs écoles secondaires de la région, proposant des jeux-questionnaires pour tester les connaissances des jeunes sur le tri des matières résiduelles.

Le compost

M. Pratte explique que même si 100 % des foyers québécois possèdent un bac vert, seulement la moitié l’utilisent correctement. Le compostage joue un rôle crucial dans la réduction des émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre produit lorsque les matières organiques sont enfouies.

Les matières recueillies dans le bac vert sont transportées au Centre de valorisation du Témiscamingue, à Saint-Édouard-de-Fabre, où elles sont compostées avec des copeaux de bois. Le compost ainsi produit est ensuite vendu à bas prix pour l’aménagement paysager, bien qu’il soit déconseillé pour les potagers à cause de possibles contaminants.

Récupération

Concernant la récupération, M. Pratte a rappelé qu’il ne faut pas confondre récupération et recyclage. Certains objets, même recyclables, ne vont pas dans le bac bleu. C’est le cas, par exemple, des appareils électroniques, cellulaires, contenants d’aérosols et divers objets en métal, qui doivent plutôt être acheminés au centre de tri ou à l’écocentre.

Il a également souligné que les vêtements ne vont pas dans le bac de récupération. Ils peuvent plutôt être donnés à des friperies comme le Carrefour de Latulipe ou le Comptoir Jean XXIII. « Une paire de jeans demande 10 000 litres d’eau à fabriquer… ça vaut la peine de lui donner une deuxième vie ! », a-t-il lancé.

Contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas seulement 9 % des plastiques qui sont recyclables, mais bien seulement 9 % qui se retrouvent réellement dans les bons bacs ou à l’écocentre.

Bac Noir

Toutefois, le bac noir reste encore trop souvent utilisé, alors qu’il ne devrait servir que pour les matières non compostables, non recyclables et non valorisables.

Parmi les déchets on retrouve styromousse (même codé 6), plastiques compostables, décorations de Noël, assouplisseurs en feuille, papiers carbone ou ciré, enveloppes matelassées, couches. S’ajoutent cartables, photos, autocollants, ampoules, fibre de verre, vaisselle brisée, vitres, boyaux, bâches, cassettes, plastiques non identifiés, stylos, pailles, rubans, jouets, vêtements inutilisables, articles de sport, caoutchouc, résidus de construction non valorisables. On y inclut aussi la poussière d’aspirateur, la charpie de sécheuse et les briquettes de BBQ. Tous ces items doivent être déposés dans le bac noir, puisqu’ils ne peuvent être traités autrement.

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Chaque année, l’enfouissement des déchets coûte environ 1,5 million de dollars à la MRC, alors qu’une grande part de ces matières pourrait être recyclée, compostée ou envoyée à l’écocentre. Il est essentiel de rappeler que l’enfouissement entraîne des conséquences environnementales importantes et de toujours privilégier la réduction à la source, le réemploi, le compostage et le recyclage avant de jeter.

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