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Projet Onimiki : les communautés autochtones appellent au dialogue et à la confiance

12 novembre 2025

par : Karen Lachapelle

Les chefs des Premières Nations de Kebaowek et de Wolf Lake souhaitent remettre en perspective le projet hydroélectrique communautaire Onimiki, en réponse aux interrogations et préoccupations exprimées récemment au Témiscamingue. Le projet, développé en partenariat avec la MRC de Témiscamingue et la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh, vise à évaluer le potentiel de petites centrales sur le lac Kipawa.

Dans une lettre ouverte, le chef Lance Haymond (Kebaowek) et la cheffe Lisa Robinson (Wolf Lake) soulignent que leur responsabilité est double : répondre aux besoins de leurs membres, tout en protégeant un territoire où leurs droits ancestraux demeurent non cédés. « Nous devons nous assurer de répondre aux besoins de nos membres et qu’ils aient accès aux services auxquels ils ont droit. Nous devons également défendre sans relâche les droits ancestraux non cédés sur le territoire. »

Les dirigeants insistent sur le caractère communautaire du projet, qu’ils opposent au modèle historique de développement où les Premières Nations étaient tenues à l’écart. « Par le passé, les Premières Nations ont été de simples spectateurs du développement sans qu’elles aient leur mot à dire. » Ils rappellent que les initiatives qui ont marqué le territoire n’ont pas toujours été synonymes de retombées positives pour les communautés locales.

Selon eux, Onimiki représente une occasion de repenser la gestion énergétique au profit du milieu. « Le modèle de l’énergie communautaire nous offre la chance de réaliser un projet durable et responsable par et pour le milieu. C’est ce qui distingue le projet Onimiki du feu projet Tabaret, un projet imposé et imposant. »

Conscients des inquiétudes soulevées, les chefs appellent à un débat basé sur des faits, et non sur des positions tranchées avant la fin des analyses. « Il est légitime que les gens s’interrogent sur les impacts du projet et souhaitent avoir des réponses à leurs questions. Nous voulons également avoir les réponses à ces questions! » Les études environnementales sont en cours et, affirment-ils, leurs résultats seront rendus publics et soumis au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Ils réitèrent que leur position demeurera guidée par la protection du territoire, rappelant leur opposition historique à des projets jugés risqués pour la qualité de l’eau, notamment l’ancien projet d’extraction près du lac Kipawa et le projet de dépotoir nucléaire à Chalk River. « Si nous jugeons que les impacts du projet sont trop importants par rapport aux avantages, le projet n’ira pas de l’avant. »

Le message se veut une invitation au respect et à la collaboration, dans un esprit d’écoute et de transparence. « Nous demandons du temps et de la confiance pour terminer correctement l’évaluation du projet Onimiki. »

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