La situation entourant l’eau potable à Notre-Dame-du-Nord, survenue juste avant le congé des Fêtes, est désormais sous contrôle. La municipalité a confirmé, par voie de communiqué, que l’approvisionnement en eau potable a été rétabli à partir du puits municipal, à la suite d’interventions techniques concluantes.
Si la crise immédiate a été évitée, l’épisode vient toutefois rappeler la fragilité des installations municipales et l’urgence d’investir dans de nouvelles infrastructures, un dossier qui s’étire depuis plus de 15 ans.
Comme l’expliquait le maire de Notre-Dame-du-Nord, Michel Vaillant, la municipalité travaille depuis plusieurs années à la réalisation d’un nouveau puits municipal et à la construction d’une usine de filtration de l’eau, un projet évalué à environ 7 M$. « Ce sont des investissements majeurs que la municipalité ne peut pas assumer seule, sans l’aide financière du ministère des Affaires municipales et du gouvernement du Québec. » En attendant, les installations actuelles, vieillissantes, peinent à répondre à la demande, particulièrement lorsque le niveau d’eau baisse.
C’est dans ce contexte que la pompe principale du puits municipal a cessé de fonctionner le 22 décembre dernier. La pompe auxiliaire, un équipement temporaire fonctionnant à l’essence, n’était également plus opérationnelle. Malgré la gravité de la situation, aucun citoyen n’a manqué d’eau potable. La municipalité a pu compter sur l’interconnexion avec le réseau d’aqueduc de la Première Nation de Timiskaming, une collaboration essentielle saluée par la municipalité.
Cette solution demeurait toutefois temporaire. Le maire a rappelé que, bien que le niveau d’eau du puits de la communauté autochtone ne soit pas critique, une telle dépendance ne peut s’étirer dans le temps, particulièrement en période de forte consommation. Afin de sécuriser l’approvisionnement à court terme, la municipalité a autorisé l’achat d’une nouvelle pompe, un équipement d’environ 20 000 $, en plus de prévoir au-delà de 7 000 $ pour la réparation de la pompe existante. L’objectif est clair, disposer d’une pompe de réserve afin d’éviter de revivre un scénario similaire.
Malgré le rétablissement de l’alimentation en eau potable à partir du puits municipal, l’avis préventif d’ébullition de l’eau demeure en vigueur jusqu’à nouvel ordre, le temps que les analyses requises confirment la conformité de l’eau. La population sera informée
dès que cet avis pourra être levé.
Au-delà de la gestion de l’urgence, Michel Vaillant demeure catégorique. La seule solution durable passe par la réalisation du projet de nouvelles installations. Selon lui, le dossier est prêt. Les études, les plans et devis ont été complétés et déposés au ministère des Affaires municipales. « Ce qui manque, ce sont les fonds. De notre côté, tout est fait », rappelait-il. Des démarches politiques sont toujours en cours afin d’accélérer le processus, avec l’objectif de pouvoir amorcer les travaux dès 2026.