— PUBLICITÉ—

Ensemble, faire une réelle différence

29 janvier 2026

par : Centre de prévention du suicide du Témiscamingue

photo : Photo gracieuseté

Du 1er au 7 février 2026, la 36e Semaine de prévention du suicide se déroulera sous le thème Tendre la main, soutenir l’espoir. Cette semaine vise à rappeler l’importance de la prévention du suicide et à sensibiliser la population ainsi que les décideurs au rôle que chacun peut jouer. Être attentif aux autres, offrir une écoute bienveillante et encourager la demande d’aide sont autant de gestes simples qui peuvent contribuer à faire une réelle différence.

La prévention du suicide ne se limite toutefois pas à une seule semaine par année. Elle s’inscrit dans une démarche continue, portée au quotidien par les organismes et les intervenants du milieu. Au Témiscamingue, le Centre de prévention du suicide demeure présent toute l’année pour répondre aux demandes d’intervention auprès des personnes en détresse, offrir du soutien aux familles et aux milieux touchés par un suicide, et mener des activités de prévention et de sensibilisation au sein de la communauté.

— PUBLICITÉ—

La détresse ne devrait jamais mener au suicide. Dans le cadre de cette semaine de sensibilisation, l’objectif est aussi de mettre en lumière différentes façons de prévenir cette problématique. En parlant ouvertement du suicide, on souhaite contribuer à briser les tabous encore bien présents et encourager l’entraide. Oser aborder le sujet, même lorsque c’est inconfortable, peut permettre à une personne en difficulté de se sentir vue, entendue et soutenue.

Plusieurs signes peuvent indiquer qu’une personne vit de la détresse. Certains sont plus visibles, comme des changements marqués de comportement ou d’humeur, tandis que d’autres le sont moins, notamment la perte de motivation, le découragement ou le repli sur soi. Savoir reconnaître ces signes et demeurer attentif à leur apparition peut s’avérer précieux dans nos relations personnelles, familiales ou professionnelles.

Lorsqu’un proche semble éprouver des difficultés, il est normal de se sentir démuni et de se poser des questions. Suis-je la bonne personne pour en parler. Devrais-je aller plus loin. Que dire ou ne pas dire. Il n’existe ni moment parfait ni mots idéaux pour aborder ce qui ne va pas. L’essentiel est de ne pas rester seul avec ses doutes. Oser en parler, que ce soit avec la personne concernée ou avec un professionnel, permet d’obtenir du soutien et des outils pour mieux accompagner. Il est aussi important de se rappeler que l’on peut jouer un rôle significatif auprès de ses proches, sans pour autant porter seul la responsabilité de leur bien-être.

Certaines fausses croyances entourant le suicide peuvent également freiner la discussion. L’une des plus répandues consiste à croire que parler du suicide pourrait donner l’idée de passer à l’acte. Il s’agit pourtant d’un mythe. Poser la question de façon directe est la seule manière de savoir si une personne a des idées suicidaires. Utiliser des termes vagues ne permet pas toujours d’obtenir une réponse claire. Aborder le sujet ouvertement peut au contraire ouvrir un espace sécuritaire pour que la personne s’exprime franchement.

Parler du suicide avec une personne en difficulté est l’un des nombreux moyens de prévention. En s’informant et en s’engageant, chacun peut contribuer à bâtir un Québec sans suicide. Il est aussi possible de s’impliquer en faisant connaître les ressources d’aide, en participant à des initiatives de sensibilisation ou en soutenant les organismes du milieu.

En cas de besoin, des ressources sont disponibles en tout temps. Il est possible de joindre le service 1 866 APPELLE, de texter au 53 53 53 ou de consulter les plateformes suicide.ca et oseparlerdusuicide.com. Parler peut sauver des vies.

Articles suggérés