Rien ne se perd en mécanique, tout se transforme en musique

20 février 2026

par : Joanie Dion | jdion@journallecitoyen.com

photo : Photo gracieuseté

Un Amossois d’adoption, Tom Saarbach, verra sa passion, la soudure, exposée au printemps au Centre d’art populaire du Québec, à Plaisance, près de Gatineau. Celui qui réutilise des pièces de mécaniques les transforme en œuvres d’art, allant de décorations à des meubles ou des guitares.

Depuis des années, Tom Saarbach s’amuse à démonter des moteurs, à en retirer les pièces et, maintenant, il les réutilise pour créer des sculptures. Inspiré par d’autres gens sur les réseaux sociaux, il a commencé la sculpture en France avant de déménager au Québec. « Ça ne marchait vraiment pas tant en France. En fait, ça ne marchait pas du tout. J’ai commencé trois mois avant de venir au Canada. Donc, pas le temps de me faire connaître. J’ai laissé toutes mes décos que j’ai faites en France à mes parents. Ici, j’ai loué un mini-entrepôt, j’ai commencé dedans et j’ai vu que ça marchait. J’ai continué et, maintenant, je loue un garage. Je commence à avoir pas mal de stock, je peux faire plus de choses », raconte-t-il.

Un jour, alors qu’il était au travail, M. Saarbach reçoit un message sur sa page Facebook Tom’s créations. « C’est la directrice du Centre d’art [populaire du Québec] qui m’a contacté il y a un mois, un mois et demi [pour me demander] si c’était possible de faire des instruments de musique pour le Centre d’art. » Pour lui, c’est une véritable porte d’entrée qui pourrait l’aider à mieux se faire connaître à l’échelle provinciale. D’autant plus qu’une collaboration avec un artiste du Centre se trame. Plus de détails à ce sujet sont à venir.

Pour l’instant, toutes ses ventes se passent sur Facebook. Avec sa conjointe, ils ont créé un site web sur lequel ses œuvres sont exposées (www.saarbachtom.wixsite.com/tom-s-creations), mais l’intérêt se porte davantage sur les réseaux sociaux pour l’accessibilité à la clientèle et le partage de sa passion. « En fait, moi, je fais ça juste pour le plaisir. Parce que j’aime la soudure. C’est un divertissement, comme ceux qui aiment jouer au tennis, au foot ou au hockey », illustre-t-il.

« J’ai une œuvre que je trouve vraiment la plus belle. C’est la table avec les bearings. Elle était vraiment belle. Je l’ai vendue un peu trop vite, en même pas une heure. J’aurais voulu la garder pour moi, malheureusement ! Je pourrais refaire des tables à manger dans le même style », confie-t-il.

Photo 02

Mais comment choisir les pièces qui sont utilisables artistiquement parlant ? « En soi, je récupère toutes les pièces. Ça peut être des pièces automobiles, des pièces de motos, tout ce qui est en métal, en acier, qui se soude. Je les récupère et je les introduis dans ce que je fais. » La nuance que M. Saarbach dénote est le matériau. Jusqu’à maintenant, il n’a pas encore travaillé avec le « bloc » du moteur, la composante qui en constitue le « contenant » dans lequel il va chercher les pièces. La raison ? La matière, justement, car il travaille avec l’acier et pas l’aluminium.

Son objectif ? « Je souhaite donner l’accessibilité à tout le monde de pouvoir acheter une œuvre d’art à un prix vraiment très correct. » Qui plus est, certaines de ses œuvres sont illuminées aux DEL. Ainsi, non seulement le travail de démontage et de recherche de la pièce parfaite sert à donner du cachet à l’œuvre, mais également l’ajout de petites lumières crée de l’ambiance dans le salon de ses clients.

1000019695 (002)

Durant l’exposition, Tom Saarbach espère que le public remarquera le travail artisanal qui se cache derrière chacune de ses guitares, la minutie derrière chaque marque de soudure et l’œil artistique derrière le choix de chacune des pièces de mécanique… tous les détails.

Articles suggérés