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Où sont passées les voitures économiques?

14 Septembre 2020par : Samuel Lessard

Après avoir été infirmier clinicien, Samuel Lessard fait un changement de carrière à 180 degrés. Ce Témiscamien d’origine est maintenant journaliste automobile à l’émission RPM diffusé sur les ondes de V Télé. Il coanime RPM+ et écrit des articles pour le magazine web de l’émission.

Je ne sais pas comment vous exprimer à quel point je suis heureux, à quel point je suis fier de pouvoir écrire dans le journal Le Reflet. Ce sera, pour moi, l’occasion de partager ma passion aux lecteurs, par l’entremise d’un média ancré profondément dans les racines de ma région natale, que j’aime d’amour, le Témiscamingue.

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Pour ma première chronique, j’ai choisi un sujet qui montre à quel point l’industrie automobile est en pleine transition.

En fait, elle est constamment en mutation. Qui n’a pas eu de fourgonnette Dodge Caravan ou encore Chevrolet Lumina APV au cours des années 80 et 90? À l’époque, tout le monde se les arrachait. Elles étaient quasiment le symbole d’une vie familiale réussie, combinant le confort et l’économie d’une voiture avec le côté pratique d’un fourgon commercial. D’avoir une fourgonnette était pratiquement une affirmation, un standing…Bref, c’était la mode!

Aujourd’hui, la mode est aux VUS. Des petits, des gros, des aventuriers, des luxueux, des sportifs : il y en a pour tous les goûts. Les gens les apprécient pour leur côté pratique évident, pour le sentiment de sécurité qu’ils procurent et pour leurs capacités hivernales. Ils sont beaux, branchés et regorgent de technologies. Ils sont aussi en train de faire passer sous la guillotine plusieurs voitures.

En fait, ça ne date pas d’hier. Déjà en 2015, chez Dodge et Chrysler, on a senti la soupe chaude et on a éliminé la compacte Dart et l’intermédiaire 200. Chez Ford, on a annoncé la mort de toutes les voitures, à l’exception de la Mustang, et Chevrolet a également coupé les vivres aux compactes Sonic et Cruze quelque temps après.

À ce moment précis, j’ai compris qu’on était en train de vivre une étape importante de l’histoire automobile nord-américaine.

Et ce n’était que le début. Récemment, l’hécatombe s’est poursuivie. Des véhicules bien établis et connus de tous, comme la Hyundai Accent, la Hyundai Veloster, la Toyota Yaris, la Nissan Micra, la Kia Rio berline, la Honda Civic Coupé ou encore la Honda Fit ont été brusquement éliminées. Pourquoi? Ces modèles sont jugés non-viables dans le contexte actuel. En d’autres mots, les constructeurs laissent de côté les véhicules qui sont moins payants pour se concentrer sur ceux qui rapportent le plus. La grande majorité des VUS reprennent des composantes provenant d’une voiture conventionnelle, mais peuvent être vendus plus cher en raison de l’engouement. Même dépense, mais plus grands revenus. Avec de telles mathématiques, qui ne ferait pas pareil?

L’effet pervers et insidieux de cette tendance est que les consommateurs désireux d’avoir un véhicule neuf, pleinement garanti et à petit prix, se retrouvent pratiquement sans issue. Fini le temps où on pouvait s’acheter une Nissan Micra neuve à 12 000 $! L’automobile est brutalement en train de devenir un produit de luxe, et ça ne fera que s’accélérer avec la multiplication des véhicules électriques.

Transition, je vous disais?

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