Le 23 mars 2026 avait lieu le dévoilement de l’affiche et des ambassadeurs du Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue (SLAT) 2026. Avec l’objectif d’aller toucher à la fibre nostalgique et le sentiment d’appartenance au SLAT des lecteurs, l’organisation vise un public de tous les âges et de tous les milieux.
Pour son 50e anniversaire, le SLAT a travaillé avec Olivier Ballou pour le graphisme de l’affiche de cette nouvelle édition. « Le Salon du livre a été fondé en 1976. Donc, on a voulu se rappeler l’esthétisme des années 1970. On s’est souvenu des Olympiques à Montréal, le logo de Radio-Canada à cette époque-là. Louis-Érik Gagnon, notre responsable des communications, nous a montré plusieurs affiches datant de cette époque. C’est pour ça qu’on s’est dit qu’on allait proposer ça au graphiste Olivier Ballou pour qu’il nous fasse quelque chose dans le genre », raconte Sylvie Tremblay, directrice générale du SLAT.
Avec cette esthétique rétro, « je pense que ceux qui viennent depuis des années vont ressentir l’appartenance au Salon du livre et y verront l’aspect vintage et à la fois moderne », déclare-t-elle.
Carine Paquin
Parmi les trois ambassadeurs du SLAT de cette année, Carine Paquin « était une évidence. Elle est souvent à notre Salon du livre, effectivement. C’est vraiment une vedette pour le [jeune lectorat]. C’est une fille qui est excellente sur les scènes avec les jeunes durant les activités scolaires. Et elle vient de la région, de Malartic. C’était une évidence, quand on serait à Val-d’Or, de demander à Carine Paquin si elle était intéressée. »
Marie Laberge
« Pour Marie Laberge, qui était là à Ville-Marie en 2001 et qui est venue nous voir en 2014 à Amos, je soupçonne qu’elle soit venue à plusieurs reprises en Abitibi-Témiscamingue. C’est une grande de la littérature. C’est un cadeau pour un Salon du livre comme le nôtre d’avoir des grands de la littérature comme elle. Marie Laberge fait partie des incontournables de la littérature au Québec. »
Jocelyn Sioui
« Le comité organisateur de Val-d’Or a une sensibilité pour la littérature autochtone, tout comme on l’a de plus en plus au sein de chaque comité organisateur. À Val-d’Or, ils avaient tout de suite cette réponse-là : on veut avoir quelqu’un qui représente la littérature autochtone. On va chercher parmi les auteurs qui ont fait paraître un livre dans la dernière année, et Jocelyn Sioui c’était le cas. On embarque avec lui. En 2023, il était ambassadeur du mouvement Je lis autochtone pour le mois de juin. Déjà, Je lis autochtone le mettait de l’avant comme représentant de la littérature autochtone avec son livre Mononk Jules, qui est une pièce de théâtre qui tourne encore aujourd’hui. »
L’objectif de la présence des ambassadeurs est d’inviter leur public à venir à leur rencontre au SLAT. De cette manière, un plus large public, tant dans les âges que dans la provenance, sera rejoint. Les vidéos des auteurs présentées durant la conférence de presse tourneront également sur les réseaux sociaux du Salon du livre.
Les auteurs régionaux
Comment les auteurs régionaux seront-ils représentés durant le salon ? « Ça, on a une belle nouveauté. On a toujours un kiosque des auteurs régionaux. Maintenant, c’est le salon qui s’en occupe avec le partenaire Les Libraires. C’est la Galerie du livre qui tient le kiosque. Tous les auteurs régionaux qui s’inscrivent ont une place en dédicace durant le salon. Cette année, avec la collaboration d’Hydro-Québec qui commandite ce kiosque-là, on fait un lancement le samedi à 11h. C’est vraiment pour avoir ces gens-là sur scène et de voir leurs livres, et peut-être intéresser quelqu’un. »
Un Salon qui se tourne vers l’avenir
Certains enjeux font face au SLAT chaque année, dont celui de « la multiplication des événements littéraires dans la province qui fait en sorte qu’il faut qu’on soit à la hauteur des attentes de tous les chaînons de la chaîne du livre. Un exposant, une maison d’édition qui vient chez nous, ça lui occasionne des frais. S’il y a plusieurs événements qui ont lieu en même temps dans la province, dont le festival de la bande dessinée qui est en même temps que nous (mais qu’ils ont déplacé d’une fin de semaine cette année), c’est un enjeu. Les maisons d’édition choisissent dans quels événements elles vont aller. C’est la même chose pour les auteurs. »
« C’est pour ça qu’il faut développer notre professionnalisme, qu’il faut avoir l’achalandage. Ça fait des années qu’on est reconnus pour notre accueil, on gâte nos gens. Il ne faut pas laisser tomber ça. Mais ce n’est pas juste de gâter, il faut aussi savoir accueillir, d’être disposés et disponibles à répondre aux questions, et tout ça. »
Finalement, fêter le 50e anniversaire du Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue dans un nouveau lieu plus grand, soit au Centre multisport Fournier, représente un autre défi pour l’organisation. « Il faut s’adapter avec les lieux », conclut-elle.
Les personnes intéressées à s’impliquer comme bénévoles peuvent dès maintenant s’inscrire via le site web du SLAT.