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Benoît Chaussé, grand gagnant de Ma thèse en 180 secondes à l’UQAT

8 avril 2026

par : Dominique Roy| Journalisme de l'initiative de journalisme local

photo : UQAT

Le Témiscamien Benoît Chaussé, doctorant en éducation, remportait, le 24 mars dernier, la compétition locale Ma thèse en 180 secondes à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), grâce à une présentation à la fois rigoureuse, accessible, captivante et incarnée de son projet doctoral. Sa prestation, intitulée Apprendre et comprendre l’orthographe en se posant les bonnes questions, a été des plus convaincantes, lui valant à la fois le prix coup de cœur du public et le grand prix du jury.

Ma thèse en 180 secondes : le concept

Le concours Ma thèse en 180 secondes s’adresse aux étudiants au doctorat et vise à démocratiser la recherche universitaire en invitant les participants à expliquer leur projet en trois minutes, dans un langage clair, concis et convaincant. La compétition met en valeur la capacité de vulgarisation scientifique, la qualité de la communication orale et la structure du propos.

Les participants

En plus de Benoit Chaussé, cinq autres doctorants de l’UQAT participaient à la compétition : Guillaume Proulx, Annie Lessard, Oumaima Tafhi, Yousra Seghaghra et Werbson Lima Barroso. Le jury a récompensé Oumaima Tafhi pour sa présentation intitulée Perdu à Tokyo : Quand l’IA devient le traducteur universel de l’invisible en génie, ainsi que Yousra Seghaghra pour sa prestation ayant pour titre Et si les mines pouvaient capter le CO2 ? Un prix de 300 $ leur a été offert.

Lors de l’événement, cinq étudiants inscrits à la maîtrise ont également pu mettre à l’épreuve leur talent de vulgarisation. Aude-Marie Limoges, Aymen Lamloum, Rihem Ben Ameur, Rym Doumaz et Diae Saffi se sont prêtés au jeu en étant évalués selon les mêmes critères que les doctorants. Aude-Marie Limoges (Douleur chronique et grossesse : entre soulagement et prudence) et Diae Saffi (Attrape-moi si tu peux !) ont reporté un prix de 200 $ chacun alors que le prix coup de cœur du public de 300 $ a été remis à Rym Doumaz (Et si l’arsenic n’était plus un problème ?).

Le grand gagnant

Quant au grand gagnant de la compétition, Benoit Chaussé, il a exposé les grandes lignes de sa recherche doctorale, qui s’intéresse à l’apprentissage de l’orthographe lexicale et grammaticale. Son projet porte sur l’importance du questionnement stratégique chez les étudiants, notamment la capacité à appliquer consciemment les règles orthographiques et grammaticales pendant l’acte d’écriture. Avec un ton narratif maîtrisé, le doctorant a illustré comment des questions bien formulées peuvent transformer la compréhension linguistique et réduire significativement les erreurs. Homme de théâtre et enseignant retraité, ses talents de conteur et d’orateur ont su capter l’auditoire dès les premières secondes de sa prestation. Cette reconnaissance s’est traduite par une bourse de 500 $, à laquelle s’ajoute un prix de 300 $ pour le coup de cœur du public.

Grâce à cette victoire, il représentera l’UQAT à la finale nationale de Ma thèse en 180 secondes, qui se tiendra le 13 mai prochain dans le cadre du 93e Congrès de l’Acfas, à Trois-Rivières. Il y affrontera les lauréats d’autres universités canadiennes, une compétition qui met en lumière l’excellence de la relève en recherche francophone. L’an dernier, Benoit Chaussé avait assisté à l’événement à titre de spectateur, ce qui lui permet de bien mesurer l’ampleur du défi qui l’attend. « J’ai été impressionné par la qualité des oratrices et des orateurs. C’était vraiment intéressant », souligne-t-il, affirmant toutefois se sentir prêt pour cette étape importante. Profitant de sa présence au congrès, il prévoit également assister à plusieurs conférences en lien avec son champ d’études. De plus, il participera à une autre activité de valorisation de la recherche, le Lundi HiHi, pour laquelle il a été sélectionné. En effet, il fait partie des sept chercheurs retenus et y présentera un sketch humoristique de six à huit minutes, inspiré de son projet de recherche doctorale.

Enfin, Benoit Chaussé planche actuellement à l’élaboration d’une formation continue, à l’UQAT, liée à l’enseignement de la stratégie zéro faute. Cette dernière devrait voir le jour au cours des prochains mois. Il termine en mentionnant son rêve ultime… être invité sur le plateau de Tout le monde en parle pour présenter les succès de cette stratégie, une visibilité qui pourrait faire d’elle une pratique courante dans l’enseignement du français dans les écoles et les cégeps du Québec.

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