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La Chambre de commerce Témis-Accord soutient le complexe des eaux profondes

29 avril 2026

par : Claudie Hamelin | Journaliste de l’Initiative de journalisme local

photo : Archives Journal Le Reflet

Le comité du complexe des eaux profondes (CEP) et la Municipalité régionale de comté du Témiscamingue (MRCT), appuyés par la Chambre de commerce Témis-Accord (CCTA), ont réuni les gens d’affaires du Témiscamingue le 23 avril à la Galerie du Rift afin de leur présenter le projet du complexe des eaux profondes. Les participants ont pris connaissance des plans, posé leurs questions, évalué les retombées envisagées et discuté de leur éventuelle participation au projet.

« Pour nous, il allait de soi d’être présentes. Cette rencontre poursuivait un double objectif : informer la communauté d’affaires sur le projet et ses enjeux, puis amorcer la campagne de promesses de dons. Il s’agissait de permettre aux entrepreneurs de disposer de toute l’information nécessaire afin de se positionner de façon éclairée », ont indiqué Karie Bernèche et Véronique Girard, coprésidentes de la CCTA.

La demande de subvention avait été refusée en 2024, notamment en raison d’un manque d’appuis du milieu entrepreneurial. Une nouvelle demande sera déposée d’ici le 22 juin 2026 par le CEP et la MRCT dans le cadre du programme d’aide aux infrastructures récréatives, sportives et de plein air. Le dossier devra alors inclure des engagements de soutien du milieu des affaires, sous forme de promesses de commandites conditionnelles à l’acceptation du financement.

Les coprésidentes de la CCTA estiment que la communauté d’affaires appuie le projet, qu’elles qualifient d’infrastructure structurante pour la région, en soulignant l’importance d’une installation aquatique de proximité pour le centre du Témiscamingue, notamment pour les cours de natation, l’entraînement et la réadaptation. « Cette réalité a des impacts concrets sur les familles, et il est temps d’y remédier. »

Selon elles, un tel complexe aurait des retombées sur la santé et la qualité de vie de la population en favorisant la pratique d’activités physiques pour différents groupes d’âge. « La natation est présentée comme une activité accessible et complète, demeure difficile d’accès dans la région obligeant certaines familles à se déplacer, ce qui constitue un frein à sa pratique. »

Elles estiment aussi que le projet renforcerait la sécurité aquatique dans une région riche en plans d’eau. « Il est essentiel que les enfants apprennent à nager. Sans installation de proximité, cet apprentissage reste difficile d’accès pour plusieurs familles, ce qui représente un enjeu de sécurité publique qu’on ne peut plus ignorer », soulignent-elles. Actuellement, les écoles de la région n’ont pas accès à des installations aquatiques. « Le projet permettrait d’intégrer des activités aquatiques aux programmes scolaires et parascolaires, offrant aux jeunes une expérience à laquelle ils n’ont malheureusement pas accès aujourd’hui. »

Sur le plan de l’attractivité et de la rétention des familles, il est reconnu que l’enjeu d’attirer et de garder des résidents demeure un défi constant. « Dans un contexte de défis démographiques et de pénurie de main-d’œuvre, la qualité des infrastructures de loisirs est présentée comme un facteur clé. Une piscine moderne pourrait ainsi favoriser l’établissement de familles au Témiscamingue », indiquent les coprésidentes de la CCTA.

Sur le plan sportif et touristique, un complexe aquatique permettrait d’accueillir des compétitions régionales et interprovinciales, générant des retombées économiques pour les commerces et l’hébergement. « Il contribuerait aussi au rayonnement de la région », ajoutent-elles.

En matière d’inclusion et de bien-être, la piscine est présentée comme un espace accessible à tous les âges et comblant différents besoins. « Elle serait un lieu de rassemblement pour la communauté. Ce projet touche à tout ce qui fait la force d’une communauté, soit la santé, la jeunesse, l’avenir et la fierté collective », concluent les coprésidentes.

Le comité doit également obtenir l’appui des municipalités. Selon le procès-verbal du conseil des maires du 3 avril, un courriel a été envoyé le même jour aux élus municipaux, avec une documentation sur le projet afin de permettre son analyse par les conseils. Une position officielle de chaque municipalité est attendue d’ici le 20 mai 2026. Le préfet a indiqué être disponible pour rencontrer les conseils et a invité ceux-ci à prendre le temps nécessaire avant de se prononcer. Les municipalités évaluent actuellement leur niveau d’engagement et devront transmettre leur résolution lors de la séance du conseil des maires prévue le 20 mai.

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