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École Marcel-Raymond : Des graffitis pour raviver la motivation des élèves

6 mai 2026

par : Dominique Roy| Journalisme de l'initiative de journalisme local

photo : Photo gracieuseté

À l’École Marcel-Raymond (EMR) de Lorrainville, un projet artistique coloré a récemment transformé le local de la classe PARI en véritable espace d’expression et de fierté. Né d’un partenariat entre le Carrefour jeunesse emploi du Témiscamingue (CJET) et la direction de l’école, ce projet de graffiti avait pour objectif de favoriser la motivation scolaire et le sentiment d’appartenance des élèves, et ce, grâce à l’art.

L’idée du projet a émergé à la suite d’un constat, soit un manque de motivation chez certains élèves de la classe PARI. Plutôt que d’imposer une solution toute faite, deux membres de l’équipe du CJET, Laurie-Ann Cyr-Barrette, intervenante jeunesse en persévérance scolaire et réussite éducative, et Martin Desrochers, travailleur de milieu, ont choisi d’aller directement à la rencontre des jeunes afin de comprendre leurs besoins et leurs aspirations, plutôt que d’imposer une solution toute faite.

De ces échanges est ressortie une demande forte, celle de rendre le local de classe plus dynamique, plus motivant et davantage à leur image. C’est ainsi qu’est née l’idée d’un projet de graffiti, une forme d’art qui allie créativité, liberté d’expression et énergie visuelle.

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Mis en œuvre grâce à un financement du gouvernement du Québec, le projet a été rendu possible grâce à une collaboration étroite entre plusieurs acteurs. En plus de Laurie-Ann Cyr-Barrette, la direction de l’EMR, représentée par Annick Beauséjour, ainsi que l’enseignante de la classe PARI, Dominique Gaudet, ont joué un rôle clé dans l’orchestration et le suivi du projet. La création artistique a quant à elle été guidée par Marc-André Boucher-Vachon, artiste tatoueur du salon Le Wendigo, à Rouyn-Noranda.

Un projet, deux créations

Le projet s’est déroulé en plusieurs étapes, étalé sur quelques semaines : rencontres avec les élèves pour cerner leurs besoins, séance de remue-méninges en février pour définir les thèmes et les couleurs, puis création des œuvres à la fin du mois de mars. Deux grands panneaux de graffiti ont été réalisés afin de pouvoir être déplacés au besoin, assurant ainsi la pérennité du projet.

Six élèves de la classe PARI ont participé à la réalisation finale. D’abord hésitants, ils ont rapidement gagné en confiance grâce au soutien bienveillant de l’artiste. Sports, nature, musique et autres centres d’intérêt se sont intégrés aux œuvres, chacune portant la signature unique des jeunes. « Nous avons vu la confiance augmenter chez chacun, leur capacité à prendre leur place au sein du groupe, puis une belle fierté à la fin du projet », explique l’intervenante jeunesse en persévérance scolaire et réussite éducative.

Aujourd’hui installés dans le local de PARI, les graffitis incarnent un outil concret de persévérance scolaire, où les élèves peuvent se reconnaître, s’exprimer et reprendre confiance en leurs capacités. Il s’agit d’un bel exemple de ce que peut accomplir une collaboration réussie entre le milieu scolaire, communautaire et artistique.

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