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Gérer la qualité de l’eau des puits domestiques

8 mai 2026

par : journaliste | journaliste@journallereflet.com

Faire analyser régulièrement l’eau des puits domestiques est essentiel pour prévenir les risques de maladie. Au Québec, il revient au propriétaire du puits de s’assurer que l’eau de sa résidence est propre à la consommation, afin de protéger sa santé et celle de ses proches.

Le printemps constitue une période particulièrement critique. Le dégel et la fonte des neiges augmentent le risque de contamination, puisque l’eau de surface peut transporter des bactéries, des micro-organismes ou des substances chimiques et s’infiltrer dans le sol jusqu’aux puits. Même les puits artésiens ne sont pas entièrement à l’abri. Il est important de rappeler qu’une eau claire, sans goût ni odeur, peut tout de même être contaminée, plusieurs contaminants étant invisibles.

Il est recommandé de faire analyser l’eau de votre puits par un laboratoire accrédité à des fréquences régulières. Les analyses bactériologiques (microbiologiques) devraient être effectuées au moins deux fois par année, entre le printemps et l’automne, idéalement lors du dégel printanier, après de fortes pluies, une inondation ou encore en période de sécheresse lorsque le niveau des eaux est bas.

Les analyses physico-chimiques, quant à elles, devraient être réalisées au moins une fois durant la période d’utilisation du puits, notamment lors de l’achat d’une nouvelle propriété ou à l’installation d’un nouveau puits. Une analyse supplémentaire est également recommandée si vous observez un changement dans l’aspect de l’eau, comme le goût, l’odeur ou la couleur, ou à la suite de travaux effectués sur le puits ou le terrain environnant.

En cas de contamination, certaines mesures doivent être prises rapidement. Lorsqu’il s’agit d’une contamination bactériologique, il est recommandé de faire bouillir l’eau à gros bouillons pendant au moins une minute avant de la consommer, puis de procéder à la désinfection du puits. Une nouvelle analyse devra être réalisée quelques jours plus tard afin de confirmer que l’eau est de nouveau potable.

En cas de contamination chimique, il est préférable d’utiliser une autre source d’eau potable, comme de l’eau embouteillée, jusqu’à ce que la source du problème soit identifiée et qu’un système de traitement conforme aux normes NSF/ANSI soit installé.

Pour obtenir plus d’information sur le programme de soutien à l’analyse de l’eau ou pour toute question, il est possible de communiquer avec un professionnel en santé environnementale de la Direction de santé publique du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue, par téléphone au 819 764-3264, poste 46000, ou par courriel à 08.cisssat.sante.environnement@ssss.gouv.qc.ca.

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