Dave Tremblay a pris goût à un train de vie mouvementé et à la gestion de projets simultanés. Aujourd’hui, il est un père investi, un entrepreneur ayant plusieurs entreprises et, tout récemment, il est devenu conseiller municipal pour la Ville de Val-d’Or. Accompli depuis des années, il raconte ses débuts, ses réalisations et son plus grand investissement : sa famille.
La famille Tremblay, établie à Val-d’Or, détenait un dépanneur de quartier. Au fil des années, Dave Tremblay, fils de la famille, s’est intéressé à l’entreprise familiale. Il a commencé à y travailler très jeune puisque le dépanneur était sur le même terrain que leur maison. Également, il faisait des ventes-débarras, tondait des gazons, bref tout pour travailler pour lui-même. À 19 ans, il a fondé sa propre entreprise forestière grâce aux ventes de taxes dans les journaux, où il a pu acheter un terrain à exploiter. Au fil des mois, il a entrepris des démarches pour l’achat des terrains adjacents. C’était le début des Entreprises forestières D.T.
En investissant dans la région depuis de nombreuses années, il a fait l’acquisition des Balthazar Café, d’une franchise Chocolats Favoris ainsi que d’immeubles locatifs et commerciaux. Tout récemment, il est devenu copropriétaire du BMR de Val-d’Or. Il venait de rénover deux appartements et au même moment, les propriétaires du BMR de Senneterre l’ont contacté. Une rencontre et une discussion ont pris place. « Je les ai invités à venir me voir et à me parler de leur projet. Une demi-heure plus tard, je me suis dit que tant qu’à avoir de l’immobilier, je vais me lancer avec eux. Je vais faire le move pour être propriétaire avec eux. On s’est associé et de fil en aiguille, on est devenus propriétaires au mois de mars », explique M. Tremblay.
Pour le propriétaire de plusieurs entreprises, il a été facile de réaliser ses projets grâce aux contacts et à l’encouragement des autres. « Ici, c’est facile de devenir un entrepreneur, parce que les gens te voient et te reconnaissent. On s’encourage tous. Quand on est dans une région comme la nôtre, je pense que c’est beaucoup plus facile de se lancer en affaires qu’à Montréal, par exemple, là où on serait moins connu », affirme-t-il.

D’ailleurs, il a quelques conseils à donner aux futurs entrepreneurs. « Je pense que le meilleur conseil est d’oser et de ne pas avoir peur. Il ne faut pas que ce soit l’argent qui [nous] arrête. Souvent, quelqu’un qui veut se lancer en affaires est un peu démuni et pense tout le temps que ça coûte une fortune. À la base, il y a des organismes et des banques […], la MRC et la SADC. Il existe plusieurs prêts pour jeune entrepreneur », soutient-il. « Le côté monétaire arrête beaucoup de personnes, mais je pense qu’il ne faut pas s’arrêter [aux contraintes budgétaires]. Je pense qu’il faut poser des questions aux bons endroits pour se faire référer et après ça, si une personne est travaillante, elle devrait s’en sortir assez facilement. »
Une journée typique pour Dave Tremblay consiste à se réveiller à 6 h, répondre à ses courriels, gérer plusieurs de ses entreprises sur place et revenir entre 7 h et 9 h pour profiter d’un peu de temps avec sa famille. Depuis plus de 20 ans, il peut compter sur l’accompagnement de sa femme dans ses projets. « C’est elle qui s’occupe des enfants quand je ne suis pas capable d’être là. En contrepartie, j’essaie de donner le maximum de qualité et sinon de quantité, donc il y a un travail d’équipe avec ma conjointe. »
Avec les nombreux projets qui ont croisé son chemin, M. Tremblay est fier de ses accomplissements, mais est surtout fier d’avoir réalisé un de ses rêves : être propriétaire de La Cage aux Sports. Il a ouvert ce restaurant et il l’a géré du début à la fin, jusqu’à sa vente. Aussi, son rôle de père n’est pas pris à la légère. Il s’y investit à 100 %. « Il y a un côté entrepreneur, mais aussi le papa et le mari que je suis devenu au travers de tout ça. Ce que je suis le plus fier au final, c’est de jumeler la famille avec le travail », précise-t-il.
Le mois d’octobre dernier est venu ajouter du changement au quotidien de l’entrepreneur, car il est devenu conseiller municipal pour la Ville de Val-d’Or. L’idée derrière : s’impliquer plus au niveau municipal. En effet, même si M. Tremblay est très occupé, il lui reste du temps pour cet accomplissement. « Plus on se donne des tâches, plus on trouve du temps pour les faire. Donc, aux dernières élections, je voulais me présenter et changer la Ville à ma manière, avec ce que je peux faire », termine-t-il.
Impliqué dans la restauration, les immeubles locatifs et commerciaux, un magasin de matériaux et désormais auprès de sa ville natale, M. Tremblay met à profit toute son expérience en contribuant grandement au développement local.