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Adoptons les bons réflexes

1 juin 2026

par : Journaliste | journaliste@journallereflet.com

Avec l’arrivée du printemps et la reprise des activités extérieures, les rencontres avec la faune sauvage deviennent plus fréquentes en Abitibi-Témiscamingue. Mouffettes, ratons laveurs, castors, oiseaux de proie et chauves-souris partagent notre territoire et jouent un rôle important dans l’équilibre des écosystèmes.

Même si ces animaux sont généralement inoffensifs, ils peuvent parfois devenir imprévisibles lorsqu’ils se sentent menacés. Certains peuvent également transmettre des maladies, comme la rage, même s’ils semblent en bonne santé.

Pour profiter de la nature en toute sécurité, il est essentiel d’adopter des comportements responsables :

  • Éviter d’approcher, de toucher ou de nourrir les animaux sauvages;
  • Observer les animaux à distance et respecter leur espace vital;
  • Surveiller les enfants et les animaux domestiques lors des activités extérieures;
  • Ne jamais manipuler un animal blessé, malade ou mort sans protection;
  • Éviter de laisser de la nourriture accessible à l’extérieur.

En cas de morsure, de griffure ou de contact avec la salive d’un animal sauvage :

  • Nettoyer immédiatement la plaie à grande eau et au savon;
  • Communiquer rapidement avec Info-Santé 811.

Adopter ces gestes simples contribue à assurer votre sécurité tout en protégeant la faune et la biodiversité de notre région.

Prévenir la présence d’animaux sauvages autour des habitations

Plusieurs mesures simples peuvent réduire les risques de cohabitation problématique avec les animaux sauvages. Les actions préventives permettent notamment d’éviter que les animaux développent des habitudes nuisibles et limitent les dommages aux bâtiments et aux terrains.

Quelques mesures efficaces :

  • Bloquer les ouvertures des entretoits, cheminées, cabanons et perrons avec du grillage métallique adapté;
  • Tailler les branches près des bâtiments afin d’empêcher l’accès aux toitures;
  • Utiliser des poubelles solides avec des couvercles bien fermés;
  • Sortir les déchets uniquement le jour de la collecte;
  • Sécuriser les mangeoires d’oiseaux et éviter d’attirer les écureuils ou ratons laveurs;
  • Ne pas laisser de nourriture destinée aux animaux domestiques à l’extérieur;
  • Protéger les jardins, arbres et potagers à l’aide de clôtures ou de grillages;
  • Utiliser, au besoin, des répulsifs visuels, sonores ou odorants.

Empêcher l’accès à la nourriture et aux abris demeure la meilleure façon d’éviter les conflits avec la faune.

Les chauves-souris : des alliées essentielles à protéger

Souvent entourées de mythes, les chauves-souris jouent pourtant un rôle essentiel dans nos écosystèmes. Véritables insecticides naturels, elles peuvent consommer entre 600 et 1 000 insectes par heure, contribuant ainsi à limiter plusieurs insectes nuisibles.

Au Québec, la petite chauve-souris brune, la chauve-souris nordique et la pipistrelle de l’Est figurent parmi les espèces menacées. Leurs populations ont chuté de près de 90 % en raison du syndrome du museau blanc. Comme les femelles donnent généralement naissance à un seul petit par année, leur rétablissement demeure très lent.

Dans ce contexte, le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (CREAT), avec le soutien de la Fondation de la faune du Québec, poursuit le projet Sauvez les chauves-souris. Cette initiative vise notamment à documenter les maternités de chauves-souris afin de soutenir le rétablissement des espèces menacées dans la région.

La population est invitée à signaler toute observation de chauves-souris, en milieu naturel ou urbain. Ces signalements permettent d’effectuer des inventaires, d’identifier les espèces présentes et de favoriser des solutions de cohabitation adaptées.

Si vous avez observé des chauves-souris, veuillez remplir le formulaire : https://www.creat08.ca/signalement

Plus d’informations sur le projet : https://www.creat08.ca/sauvez-les-chauves-souris

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