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Le projet de remplacement du barrage-pont Témiscamingue peut aller de l’avant

2 juin 2026

par : journaliste | journaliste@journallecitoyen.com

photo : Carte ­gracieuseté : Agence d’évaluation d’impact du Canada

L’Agence d’évaluation d’impact du Canada (l’AEIC) a annoncé le 21 mai dernier que la ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature a déterminé que le projet de remplacement du barrage-pont Témiscamingue n’est pas susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs importants en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012) (LCEE 2012) compte tenu de la mise en œuvre de mesures d’atténuation et l’inclusion de conditions juridiquement contraignantes que le promoteur devra respecter.

Un nouveau pont à deux voies

Cette décision ministérielle s’appuie sur les conclusions du rapport d’évaluation environnementale du projet préparé par l’AEIC. Le projet, qui consiste en un pont enjambant la rivière des Outaouais et reliant les provinces de l’Ontario et du Québec, a fait l’objet d’un examen fédéral rigoureux, fondé sur des données scientifiques probantes et sur le savoir autochtone. Le promoteur, Services publics et Approvisionnement Canada, construira une nouvelle structure moderne, comprenant deux voies de circulation et un trottoir, afin de réguler les niveaux d’eau sur la rivière et d’assurer un lien de transport essentiel entre les deux provinces, tout en soutenant l’emploi local et la collaboration avec les peuples autochtones durant les travaux. Le gouvernement du Canada s’engage à s’assurer que des projets comme celui-ci sont menés à bien de manière durable, tout en protégeant l’environnement. Par conséquent, la déclaration de décision publiée en ce 21 mai 2026 établit les conditions juridiquement contraignantes que le promoteur devra respecter pendant toute la durée de vie du projet.

Protéger l’environnement

Ces conditions visent à protéger l’environnement, notamment les poissons, leur habitat et les oiseaux. Des mesures précises sont prévues pour protéger les espèces sensibles comme l’esturgeon jaune, notamment en limitant certains travaux en eau jusqu’à ce que la température de l’eau ait atteint un seuil approprié. Le promoteur devra élaborer et mettre en œuvre un plan de compensation pour l’habitat du poisson, mettre en œuvre des mesures de contrôle de l’érosion, du ruissellement et de la sédimentation, et choisir les méthodes de construction du batardeau de manière à réduire les effets sur les poissons et leur habitat, en consultation avec les groupes autochtones et les autorités compétentes.

L’île Long Sault

Ces conditions visent aussi à réduire les effets environnementaux du projet sur les peuples autochtones qui vivent dans la région, en protégeant leur santé, limitant les impacts socioéconomiques, leurs sites d’importance et leur usage courant des terres et des ressources à des fins traditionnelles, ainsi que leur patrimoine naturel et culturel. Le promoteur devra élaborer un programme de suivi pour surveiller notamment le bruit et la qualité de l’air et ainsi protéger la santé des peuples autochtones. Les conditions prévoient également, en consultation avec ces derniers, des mesures pour reconnaître et mettre en valeur le patrimoine algonquin de l’île Long Sault.

De précieux conseils

Dans son document, le gouvernement du Canada remercie tous les participants pour leurs commentaires émis tout au long du processus d’évaluation environnementale. Les remerciements s’adressent tout particulièrement aux Premières Nations de Kebaowek, de Timiskaming et de Wolf Lake et la Première Nation des Algonquins de Pikwakanagan, qui ont partagé leur point de vue, leur expertise et leurs connaissances concernant les effets potentiels sur les peuples autochtones. Il tient également à remercier les Algonquins de l’Ontario, la Nation Antoine et la Nation métisse de l’Ontario pour leur collaboration ainsi que tous les experts pour leurs précieux conseils scientifiques. Le promoteur peut maintenant aller de l’avant et obtenir les autorisations et les permis nécessaires auprès des autorités fédérales et provinciales.

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