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Espèces exotiques envahissantes

3 juin 2026

par : Journaliste | journaliste@journallereflet.com

Le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (CREAT) rappelle l’importance de prévenir la propagation des espèces exotiques envahissantes (EEE), une menace croissante pour les écosystèmes aquatiques et floristiques de la région.

Introduites accidentellement ou volontairement dans des milieux où elles ne sont pas naturellement présentes, ces espèces perturbent les habitats naturels, nuisent à la biodiversité et peuvent avoir des impacts sur les activités récréatives, le tourisme et l’économie locale.

À ce jour, quatorze espèces exotiques envahissantes ont été recensées en Abitibi-Témiscamingue. La protection des lacs, des rivières et de la biodiversité repose sur l’engagement de tous et l’adoption de mesures préventives pour limiter leur propagation.

Espèces exotiques envahissantes aquatiques

En Abitibi-Témiscamingue, neuf lacs sont actuellement touchés par des espèces exotiques envahissantes aquatiques. Afin de préserver la santé de nos écosystèmes et d’éviter leur propagation vers d’autres plans d’eau, les plaisanciers et utilisateurs d’embarcations sont invités à adopter quatre gestes essentiels : inspecter, vider, nettoyer et répéter.

Avant de quitter un plan d’eau, il est important d’inspecter soigneusement l’embarcation, la remorque et tout l’équipement afin d’y retirer les plantes aquatiques, les débris et la boue visibles.

Il faut ensuite vider toute l’eau accumulée dans les viviers, la cale, le moteur, les glacières et les autres compartiments susceptibles de retenir de l’eau.

Le nettoyage complet de l’embarcation et de l’équipement constitue également une étape cruciale. Cette mesure s’applique notamment aux ancres, amarres, lignes à pêche, remorques, essieux et tout autre matériel ayant été en contact avec l’eau.

Ces bonnes pratiques doivent être répétées après chaque sortie, qu’il s’agisse d’une embarcation motorisée, d’un canot, d’un kayak ou de tout autre équipement nautique.

Le myriophylle à épis est une espèce aquatique envahissante présente dans plusieurs lacs de la région, dont Osisko, Dufault et Opasatica. Le cladocère épineux, confirmé dans les lacs Raven et Témiscamingue, constitue aussi une menace importante puisqu’il perturbe les écosystèmes aquatiques. Sa présence grandissante en Ontario accentue le risque de propagation vers d’autres lacs de la région.

Les espèces floristiques envahissantes

Parmi les principales espèces végétales envahissantes recensées en Abitibi-Témiscamingue figurent le roseau commun, la renouée du Japon, la salicaire pourpre et le panais sauvage.

Berce du Caucase

La berce du Caucase, bien que non confirmée en Abitibi-Témiscamingue, demeure une espèce préoccupante en raison de sa sève photo sensibilisante pouvant causer de graves brûlures cutanées au soleil. Une vigilance est recommandée, car elle est souvent confondue avec la berce laineuse, une plante indigène. La berce du Caucase se distingue par sa grande taille et sa tige creuse avec des taches pourpres, alors que la berce laineuse est plus petite et possède une tige verte et duveteuse.

Le panais sauvage, particulièrement présent dans le secteur du Témiscamingue et aux alentours de Taschereau, présente également des propriétés photo sensibilisantes pouvant provoquer des brûlures cutanées.

Painais sauvage

Que faire en cas de contact avec la sève?

Si vous entrez en contact avec la sève de la berce du Caucase, de la berce laineuse ou du panais sauvage, il est recommandé :

De retirer rapidement la sève à l’aide d’un papier absorbant sans frotter;

De laver abondamment la zone touchée avec de l’eau et du savon;

De retirer et laver les vêtements contaminés;

D’éviter toute exposition à la lumière naturelle ou artificielle pendant au moins 48 heures;

D’appliquer un écran solaire ayant un facteur de protection d’au moins 30 sur les zones touchées;

De consulter rapidement un professionnel de la santé si la sève entre en contact avec les yeux.

Pour en apprendre davantage sur les espèces exotiques envahissantes et les mesures de prévention, consultez le site du Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue.

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