Le secteur forestier ne traverse pas une période difficile uniquement au Témiscamingue. Partout au Canada, l’industrie forestière fait face à des défis majeurs qui mettent à l’épreuve sa compétitivité et sa pérennité. Les droits de douane imposés sur certains produits, les difficultés d’approvisionnement en fibre, l’évolution des marchés ainsi que les effets des changements climatiques exercent une forte pression sur les entreprises forestières et les communautés qui en dépendent.
Afin de répondre à ces enjeux, le ministre fédéral de l’Énergie et des Ressources naturelles, l’honorable Tim Hodgson, a dévoilé un nouveau plan d’action visant à soutenir la transformation du secteur forestier canadien. Ce plan a été élaboré en collaboration avec les provinces, les territoires, les peuples autochtones et plusieurs partenaires de l’industrie.
L’objectif est de positionner le Canada parmi les chefs de file mondiaux dans la production de produits forestiers traditionnels et innovants. Pour y parvenir, le plan repose sur quatre grandes priorités.
La première consiste à garantir un approvisionnement en fibre concurrentiel et prévisible.
La deuxième priorité vise à favoriser les investissements nécessaires à l’innovation et à la modernisation du secteur. À cet égard, le gouvernement du Québec assure suivre l’évolution de la situation de près et entend adapter ses interventions afin de préserver la compétitivité et la durabilité de l’industrie forestière à long terme.
Le plan prévoit également de développer de nouveaux marchés au Canada et à l’international. Pour soutenir les entreprises québécoises dans ce contexte, le gouvernement de la ministre Christine Fréchette a mis en place une enveloppe de 100 millions de dollars destinée aux exportateurs de bois d’œuvre résineux touchés par le différend commercial entre le Canada et les États-Unis. Cette aide permettra de couvrir jusqu’à 25 % des droits compensateurs et antidumping versés par les entreprises admissibles.
Enfin, la quatrième priorité consiste à soutenir les travailleurs et les collectivités grâce à des mesures de formation, de développement des compétences et de transition. De son côté, la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina, a réaffirmé l’engagement du gouvernement québécois à appuyer la filière forestière, un secteur essentiel à l’économie du Québec et de ses régions.
La mise en œuvre de ce plan a été au cœur des discussions lors de la réunion annuelle du Conseil canadien des ministres des forêts. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux se sont engagés à travailler conjointement afin d’harmoniser leurs politiques et leurs investissements, de réduire les obstacles au développement et d’accélérer la transformation du secteur. Ces démarches devraient mener à l’adoption d’une stratégie officielle pour le secteur forestier canadien d’ici la fin de 2026.
« Des scieries ferment leurs portes en raison de pertes financières importantes causées notamment par des coûts de production élevés. Des travailleurs perdent leur emploi et plusieurs régions sont durement touchées par les pressions tarifaires et l’évolution des marchés. Si nous voulons protéger cette industrie et assurer sa croissance à long terme, nous devons moderniser nos façons de faire, innover et diversifier nos activités », a déclaré le ministre Tim Hodgson.
Il a ajouté que le plan d’action s’inscrit dans la continuité des travaux du Groupe de travail sur la transformation du secteur forestier canadien et trace une voie claire pour renforcer l’industrie à l’échelle du pays.