Professionnelles en soins : Une situation précaire

16 juin 2026

par : Journaliste | journaliste@journallereflet.com

Des professionnelles en soins du FIQ-SISSAT se sont rassemblées le 3 juin devant le CLSC de Rouyn-Noranda après une marche symbolique pour dénoncer la surcharge de travail et alerter sur la situation des services de santé dans la région de Abitibi-Témiscamingue.

Elles craignent une détérioration importante de l’offre de soins à l’automne, notamment avec la fin du recours à la main-d’œuvre indépendante. Selon le syndicat, il manquerait environ 200 infirmières et 80 infirmières auxiliaires pour répondre aux besoins actuels. Cette pénurie pourrait entraîner des fermetures de services.

Le communiqué souligne aussi une hausse de l’absentéisme chez les infirmières, passé de 8 % à 12 %, ce qui représenterait environ 40 ressources supplémentaires manquantes. Le syndicat associe cette situation à la surcharge de travail, au temps supplémentaire obligatoire et au manque de personnel.

Le président de la FIQ-SISSAT, Jean-Sébastien Blais, critique les mesures actuelles de recrutement et de rétention mises en place par Santé Québec, jugées insuffisantes. Il dénonce aussi le gel d’embauche qui empêcherait de renforcer les équipes.

Le syndicat demande des mesures plus durables d’attraction et de rétention du personnel, notamment des forfaits d’installation à long terme et des ressources dédiées au recrutement régional, afin d’éviter des fermetures de services dans la région.

« La situation au Témiscamingue est précaire en soins critiques, autant à l’urgence de Ville-Marie qu’à celle de Témiscamingue-Kipawa. À Témiscamingue-Kipawa, environ 75 % de la main-d’œuvre infirmière provient d’agences, et cette main-d’œuvre ne sera plus disponible à compter d’octobre prochain. À Ville-Marie, près de 40 % des besoins en personnel infirmier à l’urgence ne sont pas comblés sans cette main-d’œuvre indépendante. Enfin, une possible réduction des services en obstétrique est également envisagée pour l’été 2026 à l’unité multi clientèle de Ville-Marie », conclut Jean-Sébastien Blais.

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