Un canot d’écorce trouve sa place à Timiskaming First Nation

1 juillet 2026

par : journaliste | journaliste@journallereflet.com

photo : Christian Leduc

Un canot d’écorce traditionnel fabriqué au Témiscamingue dans le cadre d’une formation sur les savoir-faire ancestraux a officiellement été remis à Timiskaming First Nation. Le geste, posé par le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV), souligne l’importance de préserver et de transmettre un patrimoine culturel vivant tout en renforçant les liens entre les communautés.

Construit lors d’une formation offerte au lieu historique national d’Obadjiwan–Fort-Témiscamingue, près de Ville-Marie, le canot est le fruit du travail de six participants, autochtones et allochtones, réunis sous la direction du maître de traditions vivantes Karl Chevrier. De la récolte de l’écorce de bouleau jusqu’à la mise à l’eau, toutes les étapes de fabrication ont été réalisées selon les méthodes traditionnelles.

Une cérémonie de passation s’est déroulée dans le cadre du rassemblement MIAJA, organisé par Minwashin. Le vice-chef de Timiskaming First Nation, Sean McLaren, a reçu le canot au nom de sa communauté.

« Ce canot nous a été offert en signe d’honneur par un artiste dévoué et accompli de la Première Nation de Timiskaming. (...) En reconnaissance de son travail acharné et de son dévouement, la Première Nation de Timiskaming a accepté et apprécie grandement ce geste », a-t-il déclaré.

Le projet a également été immortalisé par le vidéaste de Rouyn-Noranda, Dominic Leclerc. Une capsule vidéo, maintenant accessible sur la chaîne YouTube du Conseil québécois du patrimoine vivant, présente les différentes étapes de la fabrication du canot ainsi que les échanges entre les participants.

Pour Karl Chevrier, cette expérience allait bien au-delà de la simple transmission d’un savoir-faire. Dans la capsule, il raconte qu’un participant lui a confié avoir découvert la forêt pour la première fois grâce à cette formation. « Quand on entreprend une démarche avec la pensée, un bon cœur et avec le respect, tu vas avoir quelque chose de même. »

Le projet réunissait des participants provenant de six régions du Québec, dans un groupe composé à parts égales de femmes et d’hommes, dont deux Autochtones et quatre Allochtones. Cette diversité reflète la volonté du CQPV de favoriser les échanges interculturels tout en assurant la transmission d’un savoir traditionnel.

Réalisé grâce au soutien financier de la Commission des partenaires du marché du travail, le projet a également bénéficié de la collaboration de Minwashin et du lieu historique national d’Obadjiwan–Fort-Témiscamingue. Pour le Conseil québécois du patrimoine vivant, cette initiative constitue un exemple concret de la manière dont les connaissances ancestrales peuvent être préservées et partagées au bénéfice des générations actuelles et futures.

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