L’exploit d’une athlète de la région

3 juillet 2026

par : Ange Major | amajor@journallereflet.com

photo : Photo gracieuseté

L’athlète abitibienne Joanie Poirier participera aux Championnats du monde Ironman 70.3, en septembre prochain, à Nice, en France. Sa qualification, obtenue lors du Ironman 70.3 de Mont-Tremblant, est l’aboutissement de plusieurs années d’entraînement… et d’une course où rien n’a été facile.

Ironiquement, lorsqu’elle a franchi la ligne d’arrivée, elle ignorait qu’elle venait de décrocher sa place parmi les meilleures. « J’étais vraiment juste contente que ce soit terminé. Ç’a été une course difficile mentalement et je voulais surtout retrouver ma famille. Je n’avais aucune idée de mon classement », raconte-t-elle. La nouvelle lui a été annoncée une dizaine de minutes plus tard, après avoir retrouvé ses proches.

Si la qualification fait rêver, Joanie Poirier rappelle que le chemin pour y parvenir est exigeant. Son entraînement représente entre 12 et 15 heures par semaine, réparties en une à trois séances quotidiennes. « J’appelle ça mon emploi à temps partiel », dit-elle en riant.

Malgré cette charge, elle ne parle pas de sacrifices. « J’aime vraiment ça. Pour moi, ce n’est pas un sacrifice, c’est du plaisir. »

Le triathlon de haut niveau demande aussi des investissements importants. Vélo, combinaison, casque, chaussures et équipement spécialisé représentent plus de 20 000 $ pour elle cette saison. Un objectif rendu possible grâce au soutien de plusieurs partenaires.

Au-delà de la performance, l’athlète dit être particulièrement fière de représenter sa région sur la scène internationale. « Je trouve ça vraiment spécial de pouvoir montrer qu’une fille de l’Abitibi-Témiscamingue peut se rendre jusque-là. »

Après une courte période de récupération, l’entraînement reprendra en vue des Championnats du monde. Le parcours de Nice étant reconnu pour son dénivelé, la préparation sera adaptée en conséquence.

Joanie Poirier ne vise toutefois pas le classement à tout prix. « Je veux surtout aller chercher ma meilleure performance personnelle. »

Elle espère également que son parcours inspirera d’autres personnes à poursuivre leurs ambitions, peu importe leur âge. « Je n’aurais jamais pensé que ce serait le triathlon. Je n’aimais même pas nager. Ça montre qu’on peut découvrir son sport à l’âge adulte et aller très loin », termine-t-elle.

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