Marché du logement : L’espoir renaît pour les locataires

8 juillet 2026

par : Ange Major | amajor@journallereflet.com

photo : Photo gracieuseté

Trouver un logement au Témiscamingue, est-ce encore aussi difficile qu’il y a quelques années? Selon les acteurs du milieu, la situation s’est améliorée, mais l’accès à un logement abordable demeure un enjeu important pour plusieurs citoyens. À l’Office d’habitation du Témiscamingue, la directrice générale, Nancy Cossette, constate une évolution encourageante: « Le marché est mieux qu’il y a quelques années. »

L’un des principaux indicateurs est la diminution des listes d’attente. « Nos listes ont diminué, ce qui indique que les gens ont moins de difficultés à se loger », explique Mme Cossette. Cette amélioration s’explique notamment par les nombreux projets résidentiels qui ont vu le jour au cours des dernières années. L’augmentation du nombre de logements disponibles a permis d’atténuer une partie de la pression qui pesait sur le marché locatif régional.

Malgré cet accroissement, plusieurs défis demeurent. Le plus important, selon Mme Cossette, est le manque de logements abordables. Si davantage d’unités sont offertes qu’auparavant, elles ne sont pas nécessairement accessibles pour les ménages à plus faible revenu. Les logements de trois pièces et demie figurent parmi les plus recherchés, tout comme les appartements situés au rez-de-chaussée, particulièrement pour les personnes vivant avec des limitations physiques.

À l’Office municipal d’habitation, une clientèle est particulièrement vulnérable : les personnes seules de moins de 60 ans ayant des problèmes physiques. « Ce sont souvent elles qui ont le plus de difficulté à trouver un logement qui répond à leurs besoins », souligne la directrice. Paradoxalement, les ménages les plus touchés ne sont pas toujours ceux que l’on imagine. Les locataires des logements à loyer modique sont relativement protégés contre la hausse des loyers, puisqu’ils paient un montant équivalant à 25 % de leur revenu. En revanche, Mme Cossette s’inquiète du sort des personnes qui gagnent un peu plus de 28 000 $ par année. Leur revenu est trop élevé pour être admissible à un logement à prix modique, mais demeure insuffisant pour absorber la hausse des loyers du marché privé. « C’est très difficile pour eux d’arriver avec un si petit revenu et des prix de loyers élevés »

Pour améliorer durablement la situation, la directrice croit que le développement devra se poursuivre. Elle voit d’un bon œil la création de Témishabitation, le nouvel organisme sans but lucratif consacré au développement résidentiel, et souhaite également que les gouvernements assouplissent leurs programmes afin de faciliter la construction de logements abordables.

Pour les prochaines années, elle garde toutefois espoir, souhaitant voir le programme de supplément au loyer être déployé sur l’ensemble du territoire témiscamien. Une telle mesure permettrait d’offrir davantage d’options aux citoyens, peu importe qu’ils habitent le centre ou l’est du Témiscamingue, et contribuerait à rendre le logement plus accessible à ceux qui en ont le plus besoin.

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