— PUBLICITÉ—

À Ville-Marie, le triathlon se vit en famille

14 juillet 2026

par : Ange Major | amajor@journallereflet.com

Le lac Témiscamingue est calme lorsque les premiers participants arrivent. Sur la plage, les conversations se mêlent aux rires. Des vélos sont alignés dans la zone de transition, des bénévoles peaufinent les derniers préparatifs et des familles immortalisent le moment avant le départ. L’atmosphère évoque davantage une grande réunion de communauté qu’une compétition où chaque seconde compte.

Des bénévoles du triathlon

C’est pourtant un véritable triathlon qui s’amorce. Pour sa 18e édition, l’événement a de nouveau réuni près de 200 participants, dont environ 125 athlètes inscrits aux épreuves compétitives et quelque 75 jeunes venus relever leur propre défi.

Cette capacité à accueillir autant les sportifs aguerris que les novices constitue, selon le directeur des courses Daniel Chartier, l’une des grandes forces de l’événement. « Les saines habitudes de vie, ça touche tout le monde. L’objectif, c’est que les jeunes vivent une expérience positive, qu’ils aient envie de continuer à bouger et de pratiquer d’autres activités physiques. »

Une grande famille

La relève est d’ailleurs bien visible. Année après année, la zone de transition réservée aux jeunes doit être agrandie pour accueillir davantage de vélos, un signe encourageant pour l’avenir de l’événement.

Si le Triathlon de Ville-Marie continue de rallier autant de participants après 18 ans, ce n’est pas seulement parce qu’il attire de nouveaux adeptes. C’est aussi parce qu’il réussit à casser l’image souvent intimidante du triathlon. Cette réalité, Mélina Chartier la résume en quelques mots. « Je suis une fille extrêmement sportive, mais je déteste la compétition. »

Malgré cela, elle participe au triathlon avec son conjoint et leurs trois enfants. « Ici, c’est comme une grande famille. Si tu es très compétitif, tu vas trouver ton compte. Mais si tu veux juste bouger pour le plaisir, tu le trouves aussi. Nous, on peut le vivre tous ensemble parce que c’est adapté à tout le monde. »

Une famille au triathlon de Ville-Marie

Les coulisses d’une réussite

Cette cohabitation entre performance et accessibilité donne une couleur particulière à l’événement. Pendant que certains poursuivent un record personnel, d’autres découvrent simplement le plaisir de franchir une ligne d’arrivée.

Le décor contribue aussi à cette identité. Contrairement à plusieurs triathlons québécois où la qualité de l’eau oblige parfois les organisateurs à annuler la portion de nage, le lac Témiscamingue offre une fiabilité enviable. « Chaque année, on réussit à tenir l’épreuve de nage. On est chanceux avec notre plan d’eau », souligne Daniel Chartier.

Derrière cette apparente simplicité se cache toutefois une organisation d’envergure. Près de 75 bénévoles sont mobilisés afin d’assurer la sécurité des participants, tant sur l’eau que sur les parcours de vélo et de course. La circulation doit être contrôlée, des sauveteurs et des kayakistes surveillent les nageurs, tandis que l’ensemble de l’événement est encadré selon les normes de Triathlon Québec.

Plusieurs athlètes séchauffe

Pour les participants, tout cela demeure presque invisible. Ce qu’ils retiennent de la journée, c’est que chacun peut avancer à son rythme.

Au moment où les derniers concurrents franchissent la ligne d’arrivée, les applaudissements ne distinguent plus les plus rapides des autres. Ils célèbrent simplement des personnes qui ont accepté de se lancer un défi. C’est peut-être là, plus que dans les chronomètres ou les classements, que le Triathlon de Ville-Marie trouve sa véritable signature.

Articles suggérés