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ARTERRE : Le Témiscamingue mise sur une coordination régionale

28 juillet 2026

par : Ange Major | amajor@journallereflet.com

photo : ClickerHappy by Pixabay

Déjà offert au Témiscamingue, le service ARTERRE pourrait bientôt s’étendre à l’ensemble de l’Abitibi-Témiscamingue. Le 8 juillet, les élus de la MRC ont approuvé leur adhésion à une formule régionale, conditionnellement à la participation des autres territoires.

ARTERRE facilite les rencontres entre des propriétaires de fermes sans relève familiale, des aspirants agriculteurs à la recherche d’un lieu où démarrer leur projet et des propriétaires qui souhaitent mettre leurs terres en valeur. Les ententes peuvent notamment prendre la forme d’un achat, d’une location ou d’un transfert.

Le travail ne s’arrête toutefois pas à la mise en contact des candidats. Un agent de maillage évalue leurs besoins, les épaule dans leurs démarches et les dirige, lorsque nécessaire, vers des ressources professionnelles ou des formations. « L’humain est vraiment au centre. L’agent de maillage accompagne autant le candidat aspirant que le candidat propriétaire pour maximiser les chances de réussite des projets », explique Hannatou Tankary, agente de développement en agriculture et agroalimentaire à la MRC de Témiscamingue.

Selon elle, le Témiscamingue est actuellement la seule MRC de la région à offrir cet accompagnement. La formule proposée permettrait de consacrer jusqu’à deux ressources à son déploiement dans les différents territoires, selon les besoins et les candidatures reçues. La MRC d’Abitibi serait responsable de leur gestion.

Le projet avait d’abord été envisagé dans le cadre de l’entente sectorielle de développement bioalimentaire en cours. Les délais nécessaires à sa mise en place ont toutefois amené les partenaires à reporter son déploiement à la prochaine entente afin d’assurer au moins trois années de fonctionnement. Une partie du financement pourrait également provenir d’une initiative ministérielle, en l’occurrence celle du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

La coordination régionale doit notamment permettre de faire davantage connaître ARTERRE et d’élargir le bassin de jumelages possibles. Si les fermes et les terres disponibles se trouvent dans la région, les personnes intéressées à s’y établir peuvent provenir de l’ensemble de la province. « Les propriétaires sont sur le territoire, mais les candidats aspirants viennent de partout au Québec ».

Pour la MRC, cette mise en commun doit pouvoir surmonter plusieurs obstacles rencontrés par la relève, dont l’accès à la propriété, le coût d’acquisition des entreprises et la recherche de cédants. Chaque démarche demeure toutefois différente : certains candidats possèdent déjà la formation, l’expérience et le financement nécessaires, alors que d’autres doivent encore préciser leur projet avant qu’un jumelage soit possible.

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