VHR : ce que les jeunes ont le droit de conduire et à quel âge

2 septembre 2026

par : Journaliste | journaliste@journallereflet.com

photo : Aleksandrs Karevs

Un adolescent ne peut pas prendre les commandes d’un véhicule hors route dans les mêmes conditions sur un terrain privé que sur un sentier ou une terre publique. Alors que la saison des motoquads, autoquads et motocyclettes tout-terrain bat son plein, le ministère des Transports et de la Mobilité durable a rappelé, le 31 août, les règles qui encadrent notamment la conduite de ces véhicules par les mineurs.

Pour circuler sur un sentier, une route, une terre publique ou une terre privée appartenant à une municipalité, il faut généralement avoir au moins 16 ans et détenir un permis de conduire. Les jeunes de 16 et 17 ans doivent également posséder un certificat de formation délivré par la Fédération québécoise des clubs quads ou la Fédération québécoise des motos hors route.

Une exception s’applique aux autoquads, communément appelés côte à côte : il faut avoir au moins 18 ans pour en prendre les commandes.

Les règles diffèrent toutefois sur un terrain privé. Une personne de moins de 18 ans qui ne possède ni permis de conduire ni certificat de formation peut y conduire un VHR sous certaines conditions. Elle doit avoir obtenu l’autorisation d’un parent ou de la personne qui en a la garde légale et être accompagnée d’un adulte autorisé à conduire un VHR. Celui-ci doit demeurer suffisamment près pour pouvoir intervenir rapidement en cas de problème.

Cet accompagnement n’est cependant pas exigé lorsque le jeune circule uniquement sur la propriété de ses parents, de la personne qui en a la garde ou d’un membre de sa famille.

Peu importe l’âge du conducteur, certaines obligations demeurent. Le port d’un casque certifié et d’un équipement de protection complet est obligatoire. Un passager ne peut être transporté que si le véhicule a été conçu ou adapté à cette fin. La vitesse maximale en VTT est fixée à 50 km/h, tandis que la conduite sous l’influence de l’alcool ou de drogues est interdite.

Le ministère rappelle que les enfants sont particulièrement vulnérables aux blessures graves lors d’une éjection ou d’un renversement. Les facteurs humains demeurent par ailleurs au cœur de la majorité des accidents mortels en VHR : la consommation d’alcool ou de drogues, les comportements téméraires, l’inattention et les excès de vitesse figurent parmi les principales causes évoquées.

À l’échelle du Québec, environ 50 personnes meurent chaque année dans des accidents impliquant un véhicule hors route. Environ 900 personnes sont également hospitalisées annuellement, selon des données de l’Institut national de santé publique du Québec couvrant les années 2011 à 2021. Le communiqué ne fournit toutefois aucune donnée permettant d’isoler le Témiscamingue ou l’Abitibi-Témiscamingue.

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