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Petite passion peut mener loin!

10 Novembre 2020par : Samuel Lessard

Après avoir été infirmier clinicien, Samuel Lessard fait un changement de carrière à 180 degrés. Ce Témiscamien d’origine est maintenant journaliste automobile à l’émission RPM diffusé sur les ondes de V Télé. Il coanime RPM+ et écrit des articles pour le magazine web de l’émission.

Même si j’ai concentré mes deux premières chroniques sur des sujets qui touchent directement le consommateur, j’ai choisi cette fois de traiter de la passion automobile. Ça m’importe de vous partager mon expérience et ma vision, particulièrement en ces temps tristes de pandémie et d’élections américaines, saupoudrés en plus de la grisaille de novembre.

L’automobile fait vibrer plusieurs personnes, moi le premier. C’est un sujet florissant, qu’on peut consommer de plusieurs façons. Prenons, par exemple, la course automobile. Elle est à la fois télévisée, pour la Formule 1 ou le NASCAR, mais se pratique aussi dans les communautés, dans les villages, avec un tas d’enthousiastes. Parlez-en aux gens du Témiscamingue, pour lesquels la compétition automobile coule dans les veines. Qui ne connaît pas la Rigolade du printemps de Laverlochère ou encore les Courses de Stock-Car de Béarn? Ce sont véritablement deux institutions au Témiscamingue.

J’ai toujours été impressionné par la frénésie qui anime les coureurs plusieurs mois à l’avance. On entend souvent : « J’ai ramassé un Chevrolet Caprice dans le fond d’un champ en Ontario, le propriétaire m’a vendu ça 400 $. Je vais faire les courses avec ça! ». Allez hop, une cage de sécurité, un garde-boue, de bons pneus, et c’est parti!

Évidemment, provenant moi-même du village de Béarn, j’ai toujours grandi autour de cet environnement. Plus jeune, je me souviens d’être monté en camion avec mon père qui donnait un coup de main à mon oncle Pierre pour transporter des voitures à Laverlochère, ou encore été présent quand mon cousin Jérémy sortait un moteur pour la quatrième fois de la même voiture, deux jours avant la course. Ça, c’est sans parler de l’énergie qui submerge la foule au cours de la fin de semaine fatidique.

Je n’ai toutefois jamais participé en tant que pilote à l’une de ces courses. Elles sont toutefois grandement responsables de l’amour que j’ai aujourd’hui pour l’automobile. De voir comment les voitures sont construites, comment elles sont pensées est obligatoire quand on fait de la course, et ça m’a amené à m’intéresser aux voitures neuves et éventuellement en faire mon gagne-pain.

Voilà où je veux en venir avec ses mots : dans la vie, la passion est cruciale. Grâce à elle, jamais une journée de travail ne m’apparaît comme une tâche puisque je navigue dans un univers qui me passionne!

Mon conseil est donc le suivant : si quelque chose vous attire, foncez. On ne connaît pas toujours la destination, mais la plupart du temps, c’est le voyage qui est le plus enrichissant. Et il faut en savourer chaque seconde!

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