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Anthony Rota rend hommage à Céline Léger-Nolet

11 Novembre 2020par : Dominique Roy | Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Député à la Chambre des communes pour la circonscription Nipissing-Timiskaming depuis 2015 et président de la Chambre des communes du Canada depuis près d’un an, Anthony Rota souligne le mois d’octobre, mois de l’histoire des femmes, en rendant hommage à l’une des femmes de la région.

Pour le politicien, il était important de profiter de ce mois pour célébrer les femmes et les filles courageuses du passé et du présent qui ont contribué et qui contribuent à bâtir notre pays pour en faire un Canada meilleur et inclusif. C’est donc dans ce contexte qu’il a mis en ligne, le 30 octobre dernier, une entrevue réalisée avec une femme de Temiskaming Shores qui se démarque par son implication dans la vie communautaire. Il s’agit de Dre Céline Léger-Nolet.

Son parcours et son arrivée en région

La Franco-Ontarienne est originaire de St-Isidore, un village situé à l’est d’Ottawa. Elle a fait ses études en médecine à l’Université d’Ottawa, où elle a appris à parler l’anglais. C’est là qu’elle a rencontré son mari, originaire de Mattice, dans le nord de l’Ontario. Avant de s’installer dans la région, le couple a évalué les différentes options qui s’offraient à lui. Les Léger-Nolet cherchaient une région bilingue, à forte majorité francophone, situé à presque mi-chemin de leur famille respective. « Une fois qu’on est venus visiter la région, on est tombés amoureux, évidemment, de la communauté, avec le lac et avec tout ce que la région a à offrir. Donc, on a décidé de venir essayer pour quelques années, puis, les deux-trois années se sont traduites à vingt ans. Donc, je suis ici jusqu’à la retraite », raconte madame Léger-Nolet qui pratique son métier d’interniste généraliste en région depuis 2001.

Son métier

Passionnée par son métier, elle raconte à quel point la médecine a toujours été son domaine de prédilection. Attirée par les sciences et fascinée par le corps humain, elle avoue avoir été inspirée par son médecin de famille, à St-Isidore, qui était venu faire une présentation dans sa classe. Lorsque monsieur Rota l’interroge sur son quotidien, on comprend que la femme médecin a véritablement la vocation puisqu’elle travaille environ une dizaine d’heures par jour. Cette charge de travail fait d’ailleurs partie des défis liés à son métier puisqu’il lui est parfois difficile d’accommoder son horaire pour les consultations urgentes. Elle souligne aussi le manque de ressources. « Lorsqu’on demande des tests, il faut toujours garder en tête [que] les ressources ne sont pas sans limites. Donc, qu’est-ce que je peux demander de façon à bien investiguer et traiter le patient et la patiente tout en respectant que nos ressources ne sont pas infinies? » La situation géographique est aussi un autre défi puisque les patients doivent se déplacer souvent pour rencontrer des spécialistes. Il y a toutefois un point positif à cette ombre au tableau : avec la COVID-19, des services de consultation sont maintenant offerts par téléphone et de façon virtuelle, ce qui permet un rapprochement entre les professionnels de la santé et leurs patients.

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Son implication

Depuis son arrivée en région, Dre Céline Léger-Nolet multiplie ses implications dans la communauté. Entre autres, elle s’intéresse plus particulièrement aux organisations qui font la promotion de l’activité physique. Elle termine l’entrevue en livrant un message aux filles et aux femmes qui envisagent une carrière comme la sienne. Bien sûr, elle mentionne les efforts qui leur sont nécessaires tout au long des études puisque les bonnes notes sont importantes dans le domaine de la médecine, mais elle insiste aussi sur l’importance de s’engager dans la communauté, de développer des liens, et tout cela, sans négliger l’importance de l’activité physique qui a une influence directe sur la santé mentale.

Céline Léger-Nolet dit avoir été honorée de cette invitation pour participer à l’entrevue de monsieur Rota. « Je fais mon travail tous les jours dans le but d'aider les gens et de les soulager, mais ça fait certainement un "p'tit velours" de se faire reconnaitre de cette façon, de savoir que je fais une différence et que mon témoignage peut influencer de jeunes personnes qui seront bientôt notre relève. »