Il suffit d’une balade dans les zones résidentielles de Temiskaming Shores pour constater l’engouement des jeunes familles pour les patinoires privées. L’ancien canton de Dymond en est d’ailleurs bien garni, comme si ces patinoires home made y poussaient, tout naturellement, dans la cour des résidents. Entre autres, on peut y voir celles de Richard Walkingshaw, Christian Beaudry et Robert Thornton, trois pères de famille qui se dévouent corps et âme pour offrir un terrain de jeu glacé à leurs enfants mordus de patinage et de hockey.

Étape 1 | Courtoisie de Richard Walkingshaw
Richard Walkingshaw est le père de trois filles : les jumelles Karyane et Alexy, 12 ans, et Maëlle, 10 ans. Il est maintenant un véritable habitué puisqu’il en est à son quatrième hiver d’expérience dans l’installation et l’entretien de sa patinoire dont les dimensions sont de 36 par 48 pieds. Monsieur Walkingshaw énumère les différentes étapes liées à la préparation : déterminer la dimension voulue et l’endroit le plus plat de la cour pour favoriser une meilleure installation, installer les piquets et les bandes de plastique et attendre que la température refroidisse avant de mettre la toile et la remplir d’eau. Si l’installation semble un jeu d’enfants, l’entretien est tout autre puisqu’il y consacre près d’une centaine d’heures par hiver. Avec fierté, il avoue que tout ce temps investi en vaut la peine. « C’est un endroit pour que les enfants puissent jouer, c’est près de la maison, donc facile à superviser et ça permet de travailler leurs habiletés de hockey et de patinage artistique. Mes filles y patinent presque chaque soir et parfois de deux à quatre heures de temps. Nous avons aussi fait l’achat d’un gros haut-parleur pour divertir les filles sur la glace. » Parmi les principaux défis, il parle des changements de température et de l’importance de savoir quand déneiger et quand arroser pour ne pas détruire tout le travail accompli. Méticuleux et perfectionniste, Richard Walkingshaw se souvient d’une anecdote : « Il y a deux ou trois ans, je me suis agenouillé avec une hache pendant environ cinq heures pour corriger une élévation dans la glace. Je devais ensuite arroser pour la ramener. Ceci m’a pris plusieurs couches et presque une nuit blanche. Le lendemain, la glace était parfaite! »

Étape 2 | Courtoisie de Richard Walkingshaw
Christian Beaudry est le père de trois enfants : 3 ans, 5 ans et 7 ans. Depuis deux ans, il installe une patinoire de 25 par 30 pieds dans sa cour pour tenir ses enfants occupés et leur permettre de faire de l’exercice physique le plus souvent possible. « Mon garçon de 7 ans est un gardien de but. Avec la pandémie, il ne peut pas jouer au hockey, donc avec la patinoire à la maison, ça lui donne la chance de s’entraîner et de se garder à jour. » Lui aussi consacre beaucoup de temps à l’entretien de sa patinoire. « Chaque fois que mes enfants patinent dessus, je l’arrose. Donc, c’est presque chaque jour. Et quand il neige, il faut que j’aille la pelleter avant que les enfants puissent patiner. C’est plusieurs heures, mais oui, ça vaut la peine. Mes enfants en profitent beaucoup. » Pour lui, il s’agit d’une belle activité à peu de coûts, puisqu’il suffit d’acheter la toile qui est réutilisable chaque année.

Étape 3 | Courtoisie de Richard Walkingshaw
Quant à Robert Thornton, il est un nouvel initié. C’est le premier hiver qu’il installe une patinoire chez lui. « C’est le fait que mes quatre enfants n’ont plus de hockey qui m’a incité à me lancer dans ce projet. À part l’école, c’est la seule chose qui leur restait, le hockey, et là, c’est annulé. Donc, la patinoire leur permet de jouer encore. » Monsieur Thornton a tout simplement acheté le « kit » au Walmart et le projet en est devenu un très familial. « Je ne connaissais rien là-dedans. J’apprenais comment faire avec mes enfants. C’est vraiment simple à installer. Ça nous a pris environ trente minutes. Ensuite, on a rempli ça d’eau. On a regardé des vidéos ensemble pour apprendre comment faire pour la maintenir. Et ç’a fonctionné! » Pour la famille Thornton, l’entretien est aussi un défi. C’est en parlant avec d’autres propriétaires de patinoires privées qu’ils en apprennent un peu plus tous les jours. « Au début, on arrosait le soir quand il faisait comme -30OC. On se réveillait le matin et il y avait des craques et des trous partout. Là, on nous a dit que la température idéale pour arroser, c’est quand il fait environ -10OC. Maintenant qu’on fait ça, notre patinoire est bien plus belle. On apprend au fur et à mesure et ça va de mieux en mieux. » D’emblée, il sait déjà qu’il répétera l’expérience l’hiver prochain puisque ses quatre enfants, âgés de 16, 14, 11 et 9 ans, en profitent beaucoup. Un foyer extérieur a aussi été installé à proximité de la patinoire. « Je veux aussi ajouter que c’est une bonne façon d’éloigner mes ados de leurs appareils électroniques. On veut qu’ils passent moins de temps là-dessus, mais pour ça, il faut leur trouver un autre passe-temps qui les intéresse. C’est donc ça qu’on a fait. »

Étape 4 | Courtoisie de Richard Walkingshaw