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La forêt du Parc national d’Opémican sous la loupe de l’IRF

1 Mars 2021

par : Communiqué

Les forêts de pins blancs et rouges de l’Est du Canada ont une valeur économique importante ainsi qu’une grande portée culturelle et spirituelle pour les communautés autochtones. Leur régénération représente donc un enjeu important. Afin de remédier au manque de connaissances quant aux dynamiques de régénération de ces types de peuplements, l’Institut de recherche sur les forêts (IRF) de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) entreprend un ambitieux projet de recherche visant à développer une stratégie de gestion durable pour les forêts mixtes et pures de pins blancs et rouges situées à la limite nord de leur aire de répartition géographique.

En effet, ces forêts, qui étaient communes dans certains secteurs avant l’arrivée des colons européens, sont de plus en plus rares. Parmi les plus au nord, une des forêts dominées par les pins blancs et rouges qui subsistent est celle du Parc national d’Opémican au Témiscamingue. Elle fait d’ailleurs partie du territoire visé par le nouveau projet de recherche.

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Afin de mieux comprendre les dynamiques de ces peuplements et les raisons qui expliquent la diminution de l’étendue de ces forêts, l’IRF entend comparer des peuplements naturels et aménagés qui ont été soumis à différentes perturbations naturelles comme des feux de surface, des épidémies de la tordeuse des bourgeons de l’épinette et de la rouille vésiculeuse du pin blanc. Des comparaisons seront aussi établies selon les pratiques d’aménagement qui ont été utilisées : coupes totales, progressives ou partielles, brûlage dirigé, préparation de terrain, dégagement, éclaircie précommerciale, etc. « Nos travaux permettront d’examiner comment toutes ces perturbations affectent la réponse de régénération du pin blanc et du pin rouge, ainsi que la structure et la composition des peuplements », explique le responsable du projet, professeur et codirecteur de l’IRF, Yves Bergeron. La professeure et codirectrice de l’IRF, Nicole Fenton, les professeurs Miguel Montoro Girona, Igor Drobyshev ainsi que l’agent de recherche Tadeusz Splawinski collaborent aussi au projet.

Les connaissances ainsi acquises seront utiles pour orienter les stratégies de gestion de façon à maintenir les pins blancs et rouges dans le paysage grâce aux pratiques étudiées, dont certaines pratiques innovantes telles que le brûlage dirigé. Elles permettront aussi de développer ou d’affiner les modèles de régénération et de succession ainsi que d’évaluer les effets potentiels du climat changeant sur le régime des perturbations naturelles et la résilience des espèces.

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Des partenaires des milieux industriel, gouvernemental et de l’éducation

Afin de mener à bien ce projet, l’IRF a obtenu une subvention Alliance octroyée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), en partenariat avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) et des partenaires forestiers, au montant de 270 000 $ sur 3 ans. Ce soutien s’adresse aux chercheurs et chercheuses dont les projets impliquent des organisations des secteurs privés et publics.

Dans ce cas-ci, l’IRF travaille de concert avec plusieurs partenaires, soit Rayonier Advanced materials (RYAM), Scierie Matra, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), Ressources naturelles Canada, le Centre canadien sur la fibre de bois ainsi que le Centre d’enseignement et de recherche en foresterie (CERFO) du Cégep de Sainte-Foy.

Ensemble, ils ont à cœur de restaurer et d’accroître la répartition des forêts mixtes et pures de pins blancs et rouges dans leur aire de répartition historique, tout en soutenant la production durable de bois de grande valeur dans l'Est du Canada.

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