Megan Mongeau renoue avec le trophée Gaëtan Laroche
Par : Joanie Dion
Trois ans après avoir remporté le trophée Gaëtan Laroche dans la catégorie Débutant, Megan Mongeau a répété l’exploit, cette fois en Omnium Pro. L’entraîneure de chevaux d’Amos s’est démarquée lors de la 50e édition du Championnat d’équitation western du Québec, WestFeria Performance, présenté du 17 au 20 septembre à Sorel-Tracy.
Son pointage de 71,5 dans l’épreuve de Reining lui a permis d’obtenir le meilleur résultat de la fin de semaine et, du même coup, de mettre la main sur le prestigieux trophée. « La dernière fois que je l’ai remporté, c’était ma dernière année au Québec », raconte-t-elle. Peu après sa victoire de 2023, la cavalière a quitté la province pour passer trois ans en Caroline du Nord, où elle a perfectionné ses connaissances du milieu équestre en travaillant auprès d’entraîneurs américains.
Son objectif, à son retour au Québec en juin dernier, était clair : démontrer ses apprentissages et retrouver son titre. « Je veux performer, je veux faire ma place parmi les meilleurs du Québec », explique-t-elle.
Le Reining, discipline dans laquelle elle compétitionne, repose sur l’exécution précise d’un parcours prédéterminé. Les cavaliers doivent notamment réaliser de grands et de petits cercles, des changements de vitesse, des arrêts en glissade et des « spins », des rotations rapides sur place. Le pointage de départ est de 70 et les juges ajoutent ou retranchent des points selon la qualité d’exécution des différentes manœuvres.
Pour Megan Mongeau, qui n’avait cette fois droit qu’à une seule prestation en tant que professionnelle, la pression était donc bien réelle. « C’était comme tout ou rien », résume-t-elle.
Elle a toutefois su tirer son épingle du jeu avec plusieurs manœuvres hautement évaluées. Comme elle passait vers la fin du week-end, elle connaissait également les résultats des autres concurrents et savait qu’elle avait réalisé une performance susceptible de lui permettre de décrocher le trophée.

Megan Mongeau en action lors du championnat. (Photo : Tanya Beaulieu)
Derrière cette réussite se trouve aussi une longue période de préparation. Son cheval, avec qui elle pratique cette discipline, est particulièrement énergique, raconte-t-elle. Ayant beaucoup couru lorsqu’il était plus jeune, il avait tendance à vouloir toujours aller plus vite. Or, en Reining, la vitesse doit être accompagnée d’une grande précision.
Megan Mongeau a donc consacré une partie de l’été à le ralentir et à travailler progressivement. Le résultat s’est fait sentir lors de la compétition. « Lui, il adore ça, courir. Même après la run, il est encore tout excité », livre-t-elle.
La relation entre les deux est d’ailleurs au cœur de son parcours. C’est ce cheval qui lui a fait découvrir le Reining et qui l’a menée vers cette discipline. Pour elle, la confiance entre le cavalier et sa monture est indispensable, particulièrement lorsqu’il faut passer rapidement d’une vitesse élevée à un arrêt en glissade.
Cette confiance se construit au fil des heures de pratique, et elle va dans les deux sens. « Il faut que tu aies confiance en ton cheval, mais il faut aussi que tu aies confiance en toi pour dire les bonnes choses [au cheval] », souligne-t-elle.
Son séjour en Caroline du Nord a contribué à cette évolution. Après un premier stage destiné notamment à améliorer son anglais, elle y est retournée pour travailler comme assistante-entraîneure et apprendre auprès de professionnels du milieu. Cette expérience lui a permis de passer d’une pratique davantage axée sur le plaisir à une approche professionnelle.
De retour à Amos, elle entend maintenant consacrer l’hiver à l’entraînement de ses chevaux. Elle souhaite continuer à progresser et pourrait présenter certains de ses chevaux en compétition l’an prochain. Pour celle qui vient de retrouver le trophée Gaëtan Laroche trois ans après sa première victoire, voici le prochain objectif : continuer de s’améliorer, une année à la fois.