Les syndicats de l’UQAT réclament un meilleur financement des universités
Par : Ricardo Junior Emmanuel
Les syndicats représentant les employés de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) joignent leur voix à une campagne provinciale réclamant un meilleur financement des universités québécoises. Selon eux, le sous-financement actuel se répercute déjà sur les conditions de travail du personnel et pourrait entraîner des conséquences sur les services offerts à la communauté universitaire.
Le 22 septembre dernier, les représentants des quatre syndicats de l’UQAT se sont réunis devant le campus de Rouyn-Noranda afin de déployer une bannière mettant de l’avant le rôle essentiel joué par les universités au sein de la société québécoise dans un contexte de sous-financement chronique. Cette mobilisation s’inscrivait dans une démarche menée à l’échelle provinciale.
Pour Guillaume Tremblay-Bergeron, vice-président aux communications du syndicat du personnel professionnel de l’UQAT, les effets du manque de financement se font déjà sentir auprès des employés. « On voit que notre personnel est plus fragile ces temps-ci. Il y a eu des coupures récemment et on remarque également une augmentation de la charge de travail », affirme-t-il.
Selon lui, cette situation contribue notamment à une hausse des arrêts de travail et des demandes d’accompagnement adressées au syndicat. « On voit plus de personnes qui viennent nous voir pour signaler différentes formes de détresse liées au travail. Ce n’est pas seulement une impression ; on accompagne davantage de membres qu’au cours des années précédentes », soutient-il.
Des réalités régionales à considérer
Le représentant syndical estime que les universités régionales font face à des défis particuliers qui devraient être pris en charge dans les modèles de financement gouvernementaux. Il souligne notamment l’importance de la population étudiante à temps partiel à l’UQAT. « Ces étudiants ont besoin de services comparables à ceux offerts aux étudiants à temps plein, mais le financement n’est pas le même. Il faut tenir compte de nos réalités régionales », explique-t-il.
Il ajoute que les récentes mesures touchant les étudiants internationaux pourraient également avoir un impact sur certaines activités universitaires, notamment dans le secteur de la recherche.
Un appel au prochain gouvernement
Les syndicats souhaitent voir le prochain gouvernement accorder une attention particulière à la situation financière des établissements universitaires. « L’objectif est que les universités aient les moyens de leurs ambitions et puissent continuer à offrir des services de qualité, particulièrement en région », affirme Guillaume Tremblay-Bergeron.
Questionné sur les prochaines actions envisagées, le représentant syndical indique qu’aucune nouvelle mobilisation n’est prévue pour le moment. Le syndicat entend toutefois poursuivre l’accompagnement de ses membres et se concentrer sur les prochaines négociations de la convention collective, tout en suivant les orientations de la Fédération du personnel professionnel universitaire (FPPU).