Culture

Un premier album pour Catherine van Doesburg

Par : Joanie Dion

Le 9 octobre sortira Cours toujours, le premier album de Catherine van Doesburg. Entre quête de repères et optimisme, l’auteur-compositrice-interprète d’origine amossoise parcourt les questionnements et les observations qui l’habitent au quotidien.

Photo 01
Photo de la pochette du premier album de Catherine van Doesburg, Cours toujours.
Crédit photo : Mathilde Gardonio

« Tu sais, j’ai des amis qui commencent à avoir des enfants, des maisons, qui ont des métiers typiques : [ils sont] des professeurs, des avocats, des comptables, etc. Et, moi, j’ai l’impression des fois d’être en arrière, parce que j’ai choisi d’essayer de faire une carrière artistique », confie-t-elle sur les réflexions qui l’ont menée à la création de Cours toujours.

Bien que d’évoluer dans le milieu artistique lui plaît, ce sentiment de décalage demeure présent en elle. Des questionnements sur ses choix de vie l’occupent alors et lui font ressentir de l’incertitude. « Je suis contente d’être à la place que je suis dans ma vie. Mais c’est ça, ça amène des questionnements et des remises en question, souvent. »

Sentiment qui pourrait la freiner, mais qui, au contraire, la motive à créer et, même, devient source d’inspiration pour ses chansons. La force de Catherine van Doesburg serait donc, peut-être, de transformer ses difficultés en musique et en optimisme. « J’essaie vraiment de ne pas trop me laisser atteindre par les choses négatives, et de le tourner en positif pour voir ce que je peux en tirer. Et justement, écrire des chansons, ça me fait du bien parce que des fois j’ai du mal à exprimer ce que je ressens. » Et quand les mots sont difficiles à trouver, son producteur l’accompagne dans le processus. « C’est presque une forme de thérapie », affirme Catherine van Doesburg.

L’un des extraits de l’album disponibles au moment de l’entrevue, Septembre, témoigne de sa façon d’aborder les difficultés. Pour elle, même si les obstacles d’une situation peuvent sembler insurmontables, « le temps passe et les choses s’arrangent […] et s’adoucissent ». Non seulement est-ce l’une des thématiques centrales de son album, mais également est-ce ce qu’elle souhaite que le public retienne de sa musique : « il faut prendre les choses légèrement, en fait ».

Justement, un extrait qui aborde cette philosophie : « Mais un jour à la fois, / septembre s’effacera / Pour laisser place au vent, / qui s’envole avec toi / Qui s’envole avec nous, / et nos rêves les plus fous / Prend tout ce qu’on était, / le transforme en un souvenir flou / Mais un jour à la fois, / septembre s’effacera. »

C’est dans une sonorité électro s’inspirant des années 1970 et 1980 qu’elle navigue avec Cours toujours. « Mais il y a aussi des chansons acoustiques, juste piano et voix ou guitare et voix, avec peu d’arrangement. » Au fond, ce premier album lui a permis une exploration musicale stimulante, qui lui offre un espace intime pour se livrer musicalement.

« Écrire des choses très vulnérables, et voir que les gens, ils l’écoutent, ils l’aiment, et se reconnaissent dans ça… ça fait aussi sentir que je ne suis pas toute seule à vivre des affaires de même », souligne-t-elle.

Et c’est autour d’un rassemblement intime qu’elle souhaite lancer son premier album, avec ce qu’elle appelle un « listening party », moment où l’album pourra être écouté et discuté en groupe. D’ailleurs, des dates de concert pourraient s’ajouter à son horaire dans les prochains mois. Ses réseaux sociaux sont à surveiller à ce sujet.

« J’aimerais vraiment ça essayer de faire ma place dans le milieu artistique québécois », conclut Catherine van Doesburg.

À lire aussi