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Environnement

Retrait d’asphalte à l’école Petit Sacré-Cœur : « Une activité pour et avec la communauté », déclare Yohan Jalouzot

Par : Ricardo Junior Emmanuel

L’Organisme de bassin versant du Témiscamingue (OBVT) et des bénévoles retireront à la main 124 mètres carrés d’asphalte à l’école Petit Sacré-Cœur le 17 octobre prochain.

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Crédit photo : Photo gracieuseté

Le tout se déroulera dans le cadre du projet Sous les pavés, une démarche qui est initiée par le Centre d’écologie urbaine de Montréal. L’objectif est de déminéraliser, autrement dit enlever l’asphalte concrètement avec la communauté.

Cette activité aura lieu au Petit Sacré-Cœur à Rouyn-Noranda ce samedi 17 octobre 2026. Dans un second temps, le site sera réaménagé et verdi afin de lutter contre le phénomène d’îlot de chaleur urbain, mais surtout d’offrir un espace convivial et éducatif aux enfants, aux enseignantes et au personnel de l’école. « Après le retrait de l’asphalte, les sols seront remplacés par un substrat adapté à la croissance des végétaux. Au printemps, des arbres et des arbustes seront plantés, et du mobilier sera installé afin d’aménager un espace destiné aux jeunes », a fait observer Yohan Jalouzot, directeur adjoint en charge des opérations.

L’organisation d’une telle initiative commence par le repérage des sites particulièrement touchés par les îlots de chaleur. Elle nécessite également la collaboration de partenaires et de propriétaires prêts à s’engager dans la démarche de déminéralisation et de verdissement des espaces.

Selon Yohan Jalouzot, 81 % de la population québécoise affirme ressentir les effets des îlots de chaleur urbains. L’asphalte, en absorbant les rayons du soleil, contribue à augmenter la température dans les villes. Dans un contexte d’adaptation aux changements climatiques, le retrait de l’asphalte permettrait de libérer les sols et de rétablir le cycle naturel de l’eau. Les espaces ainsi dégagés pourraient être végétalisés afin de créer des îlots de fraîcheur, de favoriser la biodiversité et de mieux gérer les eaux pluviales.

Cette transformation permettrait également d’aménager des espaces de vie et d’apprentissage plus favorables à la santé physique et mentale des jeunes, tout en contribuant à leur bien-être à long terme.

Démarche pour une pareille activité

Monsieur Jalouzot explique que le projet a débuté au printemps dernier par des activités de sensibilisation auprès de deux classes, afin de faire comprendre aux jeunes le rôle des végétaux dans le cycle de l’eau, comparativement aux surfaces recouvertes de gravier ou d’asphalte.

Il précise qu’un comité d’aménagement, composé de membres du personnel enseignant, de représentants du centre de services scolaire et de la direction de l’école, a ensuite été constitué pour déterminer les zones à déminéraliser, la configuration du nouvel espace et les végétaux à planter.

Selon lui, cette étape a permis d’élaborer des plans et de rechercher des entrepreneurs ou des partenaires pour découper l’asphalte et faciliter son retrait avec la participation de la communauté. L’objectif est de mobiliser cette dernière, de la sensibiliser aux bienfaits de la déminéralisation et de démontrer concrètement qu’il est possible de remplacer l’asphalte par des espaces végétalisés. Il ajoute que les jeunes participeront à la plantation au printemps, avant qu’une inauguration soit organisée pour remercier les partenaires ayant contribué à la réalisation du projet.

La résilience urbaine au cœur de ces types de projet

Pour le directeur adjoint en charge des opérations, le mot qui résume le mieux cette initiative est « résilience ». Il estime que les actions entreprises aujourd’hui permettront de construire des villes plus vertes et durables, mieux adaptées aux effets des changements climatiques et aux besoins des générations futures.

Après le projet de l’école Petit Sacré-Cœur, une autre intervention est prévue au CPE Laribambelle, dans le quartier du Vieux-Noranda. La sensibilisation, la conception participative et l’élaboration des plans étant déjà réalisées, le retrait de l’asphalte et la plantation des végétaux devraient avoir lieu au printemps 2027, tout comme les travaux prévus à l’école Petit-Sac.

L’intervenant souhaite que ce type d’initiative se multiplie à l’échelle de la ville, notamment dans les cours d’école, les stationnements, les espaces commerciaux et industriels, ainsi que dans les secteurs résidentiels. Selon lui, la végétalisation des espaces contribue à rétablir le cycle naturel de l’eau en favorisant son infiltration dans le sol et son absorption par les végétaux. Cette approche permettrait également de limiter le ruissellement urbain et le transport de contaminants vers les réseaux d’égout, les lacs et les rivières.

« La mobilisation collective constitue un moyen concret de contribuer à un environnement plus durable pour les générations à venir », conclut-il.

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