L’UQAT se dote d’une première politique sur l’équité, la diversité et l’inclusion
Par : Ricardo Junior Emmanuel
Par voie de communiqué, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) informe la communauté de l’adoption de sa première Politique institutionnelle sur l’équité, la diversité et l’inclusion (PIÉDI).
L’établissement entend maintenant traduire ce cadre en actions, notamment par la création d’un comité chargé de son déploiement. Cette politique doit servir de cadre commun aux décisions et aux pratiques de l’université dans ses milieux d’études, de recherche et de travail.
Selon les informations, son élaboration découle d’une démarche de consultation menée auprès de membres de la communauté universitaire provenant de différents horizons. Des cercles de dialogue ont notamment été organisés afin d’intégrer différentes perspectives à la réflexion. L’un d’eux a porté sur la place des réalités autochtones dans les approches en matière d’équité, de diversité et d’inclusion. Les échanges auxquels ont participé Janet Mark, conseillère stratégique à la réconciliation et à l’éducation autochtone, et Sébastien Brodeur-Girard, professeur à l’École d’études autochtones, ont conduit le comité responsable de l’élaboration de la politique à reconnaître la nécessité d’une démarche distincte concernant les peuples autochtones.
Cette approche devrait notamment tenir compte des droits collectifs et ancestraux, de leurs réalités particulières et des principes d’autodétermination. L’adoption de la politique marque également une nouvelle étape dans une démarche entreprise par l’UQAT en 2017.
Deux comités se sont succédé depuis : un premier consacré au Plan d’action des Chaires de recherche du Canada en matière d’équité, de diversité et d’inclusion, puis un deuxième chargé de l’élaboration de la PIÉDI.
L’université annonce maintenant la création d’un troisième comité. Celui-ci sera consacré au déploiement institutionnel de l’ÉDI et aura notamment pour mandat de contribuer à la mise en œuvre de la nouvelle politique. Pour le recteur Vincent Rousson, l’adoption du document ne représente qu’une étape. « L’adoption de la PIÉDI constitue une étape importante, mais c’est dans la manière dont nous la ferons vivre, ensemble, que se révélera toute sa portée. Il nous appartient maintenant de poursuivre ce travail et de traduire nos engagements en actions concrètes et durables, à la mesure de nos responsabilités envers notre communauté universitaire », affirme-t-il.
Pour l’instant, l’UQAT n’a pas précisé la composition de ce nouveau comité ni les changements concrets qui pourraient en découler pour les étudiants et le personnel.