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Économie

1er Colloque en repreneuriat en Abitibi-Témiscamingue

Par : Daisy-Anne Gagné

L’Hôtel Forestel de Val-d’Or a ouvert ses portes, le 22 octobre dernier, pour recevoir le 1er Colloque en repreneuriat en Abitibi-Témiscamingue organisé par le Service du développement local et entrepreneurial (SDLE) de la MRC de La Vallée-de-l’Or.

Samuel Henley et Mathieu Godbout, repreneurs, en discussion avec Marc Périgny et Christian Morasse, cédants
Samuel Henley et Mathieu Godbout, repreneurs, en discussion avec Marc Périgny et Christian Morasse, cédants
(Photo : Le Citoyen - Daisy-Anne Gagné)

Originairement déployé en avril dernier, l’événement découle du projet Place aux repreneurs Abitibi-Témiscamingue. La SDLE de la région a comme mission d’accompagner les entrepreneurs qui souhaitent démarrer de nouveaux projets d’extension ou de relève d’entreprise. Alors, à l’aide de l’Entente sectorielle de développement en attraction et établissement durable en Abitibi-Témiscamingue, le Service a soumis son initiative : un premier colloque sur le repreneuriat en région.

Sous le thème Et si les cédants ouvraient la voie aux repreneurs, les panélistes invités ont discuté des réalités de l’entrepreneuriat en région : « On souhaitait mettre la table en sensibilisant les cédants à l’importance de la préparation en avance […] Et les repreneurs, à l’importance d’être accompagnés, justement », explique Marie-Andrée Mayrand, directrice du SDLE. En effet, considérant qu’un plan de reprise a plus d’une étape, les deux parties doivent s’y préparer adéquatement, et ce, à l’aide des diverses ressources à leur disposition.

Les présentations s’adressaient notamment aux entrepreneurs, mais également à la relève et aux personnes intéressées par le sujet. Dans la salle, les âges variaient énormément, à la surprise des organisateurs : « On se disait que les plus jeunes étaient plus prédisposés à acquérir des nouvelles entreprises, et là, on est un peu étonnés d’entendre qu’il y a aussi des plus vieux et des très, très, jeunes » indique Mme Mayrand, avant d’ajouter : « Ici, on a un cas exceptionnel : Louis-Félix. Il est issu d’une famille d’entrepreneur et qui a 17 ans. C’est lui qui a demandé à son parent de participer ».

1er Colloque en repreneuriat en Abitibi-Témiscamingue

L’âge des participants variait énormément, à la surprise des organisateurs (Photo : Le Citoyen - Daisy-Anne Gagné)

Toute la journée, plusieurs sujets ont été abordés. Le matin, un portait de la situation du repreneuriat au Québec a été tracé à partir de statistiques de Repreneuriat Québec : 38 000 entreprises seront transférées d’ici 2029. Selon la directrice du SDLE, les données présentées « ont permis de bien exposer les besoins qui sont grandissants et bien présents en région ». En après-midi, trois présentations ont eu lieu : Les repreneurs ont le choix : comment faire de votre PME l’entreprise qu’ils voudront acheter, Propulser votre avenir en reprenant une entreprise et Passez le flambeau sans s’éteindre : l’art de céder avec fierté et de reprendre avec audace. Certains des conférenciers se sont montrés plus vulnérables en partageant avec le public des anecdotes en lien avec la famille, une négociation interminable ou encore des éléments inattendus.

Alors que la sensibilisation a été faite auprès d’un large public, Mme Mayrand tient à rappeler l’importance de « l’accompagner, de bien faire les choses dans les bonnes étapes avec les bonnes personnes et d’utiliser les ressources disponibles en région ». Tandis que l’événement sondait le terrain pour la première fois, l’intérêt des participants était palpable, et celle du SDLE aussi : « On ne veut pas que ce soit seulement une première édition et qu’il n’y ait plus rien après. Alors, peut-être, on pourra le dire dans les prochaines semaines. », conclut-elle.

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