L’INMQ se penche sur les besoins en main-d’œuvre technique
Par : Daisy-Anne Gagné
Conscient des besoins du secteur minier, l’Institut national des mines du Québec (INMQ) a dévoilé son rapport de recherche concernant la voie des passerelles DEP-collégial. Les partenaires de l’étude se sont regroupés au Pavillon des Premiers-Peuples de l’UQAT, le 28 octobre, pour connaître les détails.
Le Pôle d’enseignement supérieur du secteur minier de l’Abitibi-Témiscamingue et le Pôle d’enseignement supérieur de la Côte-Nord se sont associés à l’INMQ afin d’effectuer l’étude portant sur le potentiel de différentes passerelles entre la formation professionnelle et collégiale. Bien au courant des réalités du manque de main-d’œuvre dans plusieurs professions techniques, les trois organisations souhaitaient analyser la capacité d’une telle voie.
« Nous nous sommes dit que la voie de passerelles n’est pas assez explorée alors qu’on en parle dans le cadre de DEC-BAC. Alors, on est allés explorer la voie de passerelles dans le sens de vouloir encourager les gens qui ont arrêté les études et qui sont sur le marché du travail, mais qui pourraient aussi revenir aux études sans pour autant reprendre depuis le début », indique Marie-Eva Andriantsara, conseillère en recherche et projet à l’INMQ. Ainsi, ceux qui désireraient renforcer leurs connaissances ne perdraient pas tout le bagage déjà acquis.

Le Pôle d’enseignement supérieur du secteur minier de l’Abitibi-Témiscamingue et le Pôle d’enseignement supérieur de la Côte-Nord se sont associés à l’INMQ afin d’effectuer l’étude. (Photo : Le Citoyen - Daisy-Anne Gagné)
L’opinion des établissements scolaires ainsi que celui des élèves des centres de formation professionnelle serait pris en compte pour la recherche. En effet, selon les données recueillies par l’institut, « la majorité des élèves qui ont participé à l’étude ont manifesté de l’intérêt à poursuivre leurs études par la voie de passerelles, mais pas immédiatement », assure la conseillère.
Par ailleurs, ces mêmes étudiants iraient se spécialiser plus tard afin d’escalader les échelons professionnels. Pour la minorité des répondants, il s’avérait peu intéressant de poursuivre leur formation tout de suite après leur DEP. Parmi les catégories de professionnels sélectionnées, on y retrouve divers types de techniciens, notamment, en administration, en laboratoire, en instrumentation et contrôle, en géologie, en métallurgie et en électrodynamique industrielle, etc.
En Abitibi-Témiscamingue, l’instauration du projet est à la discrétion des établissements scolaires. Pour le moment, il n’y a aucune date de mise en place. L’INMQ reste toutefois optimiste, car les consultations auprès de ces derniers menaient à des réponses positives. Dans un cas où les passerelles prennent place au sein des écoles, l’institution a certaines attentes : « Ce qu’on espère, c’est qu’il y aura des inscriptions. Ça va répondre à ce problème d’attractivité de la formation. Donc, plus d’inscriptions pour les domaines de formations ciblés », déclare Mme Andriantsara. Dans la région de la Côte-Nord, le Cégep de Sept-Îles et celui de Baie-Comeau travaillent actuellement à la mise en place des passerelles.

Christine Duchesneau, présidente-directrice générale de l’INMQ (Photo : Le Citoyen - Daisy-Anne Gagné)
En terminant, Christine Duchesneau, présidente-directrice générale de l’INMQ, souligne que « par ce travail de recherche, nous souhaitons que les résultats de cette étude puissent contribuer aux réflexions et aux actions visant à renforcer les liens entre la formation professionnelle et la formation collégiale, au bénéfice des étudiants, des établissements d’enseignement et des entreprises du secteur minier. Les analyses réalisées dans le cadre de cette étude sont la première étape dans la construction de passerelles et donnent une assise aux établissements qui souhaiteront entreprendre des travaux. »