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Politique

Budget fédéral 2026 – Sébastien Lemire réclame plus d’investissements pour notre région

Par : journaliste

Les attentes du député du Bloc Québécois pour l’Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Lemire, n’ont jamais été aussi élevées à l’aube du prochain budget du gouvernement fédéral.

Sébastien Lemire - budget fédéral 2026
Le député du Bloc Québécois pour l’Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Lemire.
(Photo archives Le Citoyen)

Alors que les tarifs imposés par les États-Unis affectent toujours l’industrie forestière et les entreprises exportatrices de la région, le député d’Abitibi-Témiscamingue et porte-parole du Bloc Québécois en Agriculture, en Agroalimentaire, en Gestion de l’Offre, en Transports, en Infrastructures, en Collectivités, en Développement régional et en Sports, Sébastien Lemire, énonce des attentes très importantes de réciprocité pour l’Abitibi-Témiscamingue envers le prochain budget d’Ottawa.

Dumont Nickel

« Il est plus que temps que le gouvernement fédéral vienne faire des annonces en Abitibi-Témiscamingue comme il le fait en Ontario. Je ne m’explique toujours pas qu’Ottawa a déterminé que le projet Crawford à Timmins, une mine de nickel, ait pu être désigné comme un projet d’intérêt national, mais que celui de Dumont-Nickel situé à Launay près d’Amos, attend toujours depuis des mois sa reconnaissance du fédéral. Pourquoi fait-il attendre encore inutilement nos industries ? », a lancé le député.

L’usine RYAM

Il souligne aussi le récent investissement de 10 M $ accordés à la Kap Paper de Kapuskasing pour protéger des emplois dans le domaine forestier. « De notre côté du lac Abitibi ou du lac Témiscamingue, on a de nombreuses entreprises forestières fermé ou en difficulté pour lesquels il y a des projets de relance et où le soutien d’Ottawa se fait toujours attendre. Ce budget est le moment de la dernière chance pour annoncer des fonds de relances pour les différents acteurs de l’industrie forestière. Nous avons présenté et représenté des solutions qui n’attendent qu’à être mises en place, notamment pour l’usine RYAM de Témiscaming et son initiative de développement TEMcare qui répond adéquatement au programme Investissements dans la transformation de l’industrie forestière (ITIF) du ministère des Ressources naturelles. C’est un élément qui aurait ramené des millions de dollars de liquidité à l’entreprise pour l’accompagner dans ses investissements en innovation et en développement de nouveaux marchés. Une réponse favorable d’Ottawa aurait pu clairement empêcher la fermeture qui prive actuellement plus de 400 travailleurs de leur gagne-pain », a rappelé le député.

Fonderie Horne

D’autre part, le député se questionne sur l’absence d’Ottawa qui se prolonge dans le financement de la modernisation des installations de la Fonderie Horne. « La Fonderie Horne se qualifie pour un programme d’investissement d’Ottawa en répondant adéquatement aux critères et aux normes établis. L’absence d’une annonce en ce sens est une décision politique et il est grand temps qu’Ottawa fasse sa part ici aussi. Il faut rappeler que la modernisation permettra d’améliorer la qualité de l’air de Rouyn-Noranda, de bonifier la productivité et d’assurer l’avenir de la Fonderie Horne à long terme. Pourquoi ce gouvernement a annoncé le financement de la raffinerie d’Electra Battery Materials à Cobalt qui répond aux mêmes normes du Fonds de réponse stratégique que la Fonderie Horne, mais qu’il refuse encore de faire des annonces chez nous? », a fait valoir M. Lemire.

Infrastructures sportives

Par ailleurs, en tant que nouveau porte-parole en Infrastructures du Bloc Québécois, le député d’Abitibi-Témiscamingue est conscient de la situation des infrastructures en région. « Nous faisons face à la crise parfaite. D’un côté, la majorité de nos infrastructures arrive à la fin de leur vie utile et doivent faire l’objet de rénovations… mais, en même temps, nous avons besoin d’infrastructures du 21e siècle aussi. Au Québec, plus de 800 demandes en infrastructures sportives, récréatives et de plein air avaient été déposés pour un montant total de 2,3 milliards de dollars… alors que l’enveloppe n’est que de 300 M $. Nous avons demandé que le financement soit rehaussé et il est temps qu’on fasse de nos infrastructures une priorité parce que l’Abitibi-Témiscamingue en a grandement besoin, particulièrement pour ses infrastructures sportives », a-t-il souligné.

Travailleurs de rang

Au cours des dernières années, il a aussi travaillé avec les Centres de prévention du suicide de la région afin de préserver les services des travailleuses et travailleurs de rang. « Dans la situation actuelle où l’incertitude demeure très présente dans les environnements agricoles et agroalimentaires de la région, nos producteurs et productrices agricoles ont besoin de services en santé mentale. Ce sont des gens qui travaillent d’arrache-pied chaque jour pour nous nourrir. Pour mettre de la nourriture sur nos tables. Que l’Abitibi-Témiscamingue ne puisse toujours pas avoir accès à des sommes sur ce plan pour maintenir durablement ces services m’exaspère. C’est une des demandes qu’on a exprimées à plusieurs reprises. On a sensibilisé les cabinets à cette réalité. J’espère que cela se concrétisera par des investissements permettant de maintenir le service essentiel des travailleuses et des travailleurs de rang », a-t-il signalé.

Abattoir régional

Finalement, Sébastien Lemire a tenu à souligner l’annonce récente de la création de la Stratégie nationale de sécurité alimentaire, particulièrement le programme de Carrefours alimentaires par le biais du Fonds de liaison alimentaire. Ce programme permet notamment d’appuyer l’expansion et la création de carrefours alimentaires qui améliorent l’entreposage, le regroupement, la transformation et la distribution des aliments ainsi que de soutenir les investissements dans les infrastructures, l’équipement et la capacité logistique à l’échelle régionale afin de faciliter l’accès des producteurs locaux aux marchés. « Ce sont des conversations que nous avons eu avec le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire Heath MacDonald et son personnel depuis que je suis porte-parole dans ce domaine et que nous avons répété dans nos travaux au Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire. De voir notre vision de circuits courts reprises et être transformés en programme qui peut avoir des impacts concrets est une fierté. Maintenant, la balle est dans le camp de la région pour saisir cette opportunité. Surtout que, en comité, le ministre a confirmé que l’Abitibi-Témiscamingue se prêtait bien à la création d’un carrefour alimentaire. J’aimerais aussi voir dans le prochain budget des sommes spécifiques permettant enfin la création d’un abattoir dans notre région pour permettre de répondre aux besoins de nos producteurs à l’image de celui qu’on retrouve de l’autre côté de notre frontière avec l’Ontario », a mentionné le député d’Abitibi-Témiscamingue.

Le budget fédéral 2026 du gouvernement de Mark Carney sera déposé le jeudi 5 novembre à 16 heures à la Chambre des communes à Ottawa.

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