En novembre, sensibilisons à la prévention des chutes chez les aînés
Par : Journaliste
Novembre est le Mois de la prévention des chutes, une occasion de sensibiliser la population aux risques auxquels sont exposées les personnes âgées et de rappeler l’importance d’adopter des mesures préventives.
Selon les données de l’organisme Parachute, spécialisé dans la prévention des blessures, les chutes chez les aînés ont engendré des coûts de 5,6 G$ au Canada en 2018, représentant près de 20 % de l’ensemble des coûts associés aux blessures au pays. Au-delà de leur impact économique, ces accidents peuvent engendrer des conséquences importantes sur la santé, l’autonomie et la qualité de vie des personnes touchées.
Avec l’âge, le corps subit naturellement des transformations qui peuvent influencer l’équilibre, la force musculaire, la mobilité et les réflexes. Ces changements augmentent les risques de chute, particulièrement lorsque d’autres facteurs, comme une diminution de la vision, certains médicaments ou des maladies chroniques, viennent s’ajouter.
Les conséquences d’une chute ne se limitent pas toujours aux blessures physiques. Même lorsqu’aucune blessure importante n’est constatée, la peur de tomber à nouveau peut amener une personne âgée à réduire ses déplacements et ses activités quotidiennes. Cette perte de confiance peut progressivement entraîner une diminution de la condition physique, une perte d’autonomie et un isolement social accru.
La bonne nouvelle est qu’il existe plusieurs moyens de prévenir les chutes. L’activité physique figure parmi les stratégies les plus efficaces. Les exercices qui favorisent l’équilibre, renforcent les muscles et améliorent la mobilité permettent de maintenir une meilleure stabilité. La marche et les activités adaptées aux capacités de chacun contribuent également à préserver la condition physique et l’autonomie.
Une alimentation équilibrée, une hydratation suffisante et un sommeil réparateur jouent aussi un rôle important dans la prévention. Il est également recommandé de faire vérifier régulièrement sa vue et son ouïe, puisque les problèmes sensoriels peuvent nuire à l’orientation et à l’équilibre.
La prise de médicaments constitue un autre facteur à surveiller. Certains traitements peuvent provoquer des étourdissements, de la somnolence ou des baisses de pression artérielle, augmentant ainsi les risques de chute. Une révision régulière des médicaments avec un pharmacien ou un médecin permet de mieux comprendre leurs effets et d’apporter les ajustements nécessaires, lorsque cela est indiqué.
Le choix des chaussures mérite également une attention particulière. Des chaussures solides, confortables et bien ajustées offrent une meilleure stabilité. L’utilisation d’une canne ou d’une autre aide à la mobilité peut aussi contribuer à sécuriser les déplacements. Prendre le temps de se lever, éviter les mouvements brusques et ne pas se précipiter sont autant de précautions qui peuvent faire une différence.
La prévention passe également par l’aménagement du domicile. Un éclairage adéquat dans les escaliers, les corridors, les chambres et les salles de bain permet de mieux repérer les obstacles. Les tapis glissants, les fils électriques et les objets encombrants devraient être retirés des zones de circulation afin de limiter les risques de trébuchement.
L’installation de rampes dans les escaliers et de barres d’appui dans la salle de bain peut également contribuer à rendre les déplacements plus sécuritaires. Les objets utilisés quotidiennement devraient être facilement accessibles afin d’éviter de devoir grimper sur une chaise ou de s’étirer excessivement pour les atteindre.
À l’extérieur, particulièrement à l’approche de l’hiver, il importe de maintenir les escaliers, les entrées et les trottoirs dégagés de neige et de glace. Dans une région comme l’Abitibi-Témiscamingue, où les conditions hivernales peuvent compliquer les déplacements pendant plusieurs mois, ces précautions prennent une importance particulière.
Le Mois de la prévention des chutes rappelle ainsi que le vieillissement ne doit pas nécessairement s’accompagner d’une perte de mobilité ou d’indépendance. En adoptant de bonnes habitudes de vie, en sécurisant son environnement et en demeurant attentif aux changements de son état de santé, il est possible de réduire les risques et de continuer à profiter pleinement de ses activités quotidiennes.
La prévention demeure une responsabilité partagée entre les aînés, leurs proches et les professionnels de la santé. Quelques gestes simples peuvent contribuer à éviter des accidents aux conséquences parfois durables et permettre aux personnes âgées de vieillir dans un environnement plus sécuritaire.