Une immersion autochtone pour mieux comprendre et enseigner
Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue a tenu, les 9 et 10 juin, la deuxième édition de son rassemblement pédagogique Tikinagan : observe, écoute, apprends (avec les cinq sens) une activité immersive visant à sensibiliser son personnel aux réalités autochtones.
Plus d’une soixantaine d’employés ont participé à cette initiative, qui s’inscrit dans la démarche d’autochtonisation de l’établissement. Organisé cette année à Senneterre, l’événement proposait une formule renouvelée, misant sur une immersion en milieu naturel et un apprentissage par l’expérience. Les participants ont notamment pris part à des activités traditionnelles comme l’écoute de contes et légendes autour d’un feu, la fabrication d’un bâton de parole et la préparation d’un bannik stick. Selon les organisateurs, cette approche vise à favoriser une compréhension plus sensible des cultures autochtones, en sollicitant les cinq sens et en permettant de vivre concrètement certaines pratiques culturelles. Le séjour en chalet a également permis aux membres du personnel de se retirer du cadre habituel du Cégep pour approfondir leur réflexion.
La deuxième journée du rassemblement était consacrée à des conférences et à des discussions. Les interventions d’Émilie Deschênes, Marie-Pierre Bousquet, John Mowatt et Guillaume Proulx ont abordé différentes thématiques, notamment les réalités autochtones contemporaines, la réconciliation et le vivre-ensemble. « Je souhaitais que cette journée soit un espace pour ralentir ensemble. Pour réfléchir. Pour écouter. Pour nous laisser porter par la rivière plutôt que par l’autoroute », a indiqué Christine Desrosiers, coordonnatrice du rassemblement et conseillère pédagogique au développement autochtone, par voie de communiqué.

Crédit photo : photo gracieuseté
Rappelons que cette initiative repose sur la collaboration du comité autochtonisation du Cégep, ainsi que sur le soutien de partenaires, dont la Fondation du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et le ministère de l’Enseignement supérieur, par l’entremise de la subvention Accueil et intégration des étudiants autochtones au collégial (AIAC).
« La deuxième édition de ce rassemblement n’aurait pas été possible sans la précieuse collaboration du comité autochtonisation du Cégep, dont l’engagement soutenu contribue à faire évoluer les pratiques et les réflexions au sein de l’établissement. Il importe également de souligner l’apport de précieux partenaires, notamment La Fondation du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et le ministère de l’Enseignement supérieur, dans le cadre de la subvention Accueil et intégration des étudiants autochtones au collégial (AIAC). Leur soutien financier et institutionnel permet de concrétiser des initiatives porteuses et structurantes », mentionne Mme Desrosiers, dans le communiqué.

De gauche à droite : Marie José Denis, enseignante; Isabelle Vachon; enseignante et membre du comité autochtonisation; Martin Baron, enseignant et membre du comité autochtonisation; Benoit Lavergne; enseignant et membre du comité autochtonisation; Christine Desrosiers, responsable des journées pédagogiques Tikinagan, conseillère pédagogique et membre du comité autochtonisation et Mélanie Bernier, travailleuse sociale et membre du comité autochtonisation. (Crédit Photo : Chloé Sabourin).
Pour sa part, le Cégep souligne que cette démarche s’inscrit dans un processus à long terme, visant à intégrer les perspectives autochtones dans ses pratiques pédagogiques et institutionnelles. Plusieurs actions de sensibilisation, d’accompagnement et de partenariat avec les communautés sont déjà en cours afin de favoriser un environnement d’apprentissage plus inclusif.