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Le CAAVD inaugure 22 nouveaux logements sociaux

Après plus de cinq années de travail acharné, c’est le 18 juin dernier que le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or (CAAVD) dévoilait Anwatan-Miguam. Servant de lieu d’ancrage pour les communautés autochtones, ce sont 22 logements sociaux qui assure

Studio 1 1/2 d’Anwatan-Miguam | CAAVD

Après plus de cinq années de travail acharné, c’est le 18 juin dernier que le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or (CAAVD) dévoilait Anwatan-Miguam. Servant de lieu d’ancrage pour les communautés autochtones, ce sont 22 logements sociaux qui assureront une meilleure qualité de vie de ses futurs résidents.

Dès le 1er juillet, Anwatan-Miguam, qui signifie « Maison des eaux calmes » en français, accueillera progressivement ses premiers résidents. L’endroit a été conçu pour des adultes autochtones vivant seuls et répondant à certains critères, notamment avoir un faible revenu, être en situation de rupture sociale, être à risque d’itinérance et être prêts à s’engager dans une cohabitation respectueuse et sécuritaire. Les personnes sortant de détention, d’un contexte de violence ou d’exploitation sexuelle, ainsi que celles vivant d’autres situations similaires, y seront également les bienvenues.

Sur place, une équipe multidisciplinaire et dédiée du CAAVD sera présente afin de promouvoir les services disponibles en plus d’y offrir un espace de rassemblement. Un parcours visant à développer les compétences de vie sera à la disposition des locataires, le tout accompagné par de la formation et de la sensibilisation.

L’idée d’un projet d’habitation communautaire a germé après la construction de Kijaté, un immeuble offrant depuis 2017 vingt-quatre unités à des familles autochtones. C’est dans cette même volonté de lutter contre la précarité et de soutenir les personnes en situation de vulnérabilité qu’est née la Maison des eaux calmes.

Edith Cloutier, directrice générale du CAAVD dévoilant la vision derrière le projet (Photo : Daisy-Anne Gagné)

« La réalité de la rupture sociale, des difficultés de se loger à Val-d’Or et de la lutte à la pauvreté ont remis en priorité cet autre projet d’habitation communautaire. Le but est ainsi d’offrir une réponse différente auprès de nos membres fragilisés, en grande vulnérabilité, en rupture sociale, à risque d’être en itinérance ou qui se retrouve en itinérance », de dire la directrice générale du CAAVD, Edith Cloutier.

Des hommes et des femmes autochtones logeront dans le nouveau complexe. L’étage supérieur sera réservé aux femmes, tandis que l’étage du milieu accueillera les hommes. Le rez-de-chaussée sera quant à lui destiné à une clientèle mixte ainsi qu’aux personnes à mobilité réduite. Toutefois, plusieurs étapes seront à compléter pour vivre le parcours Anwatan-Miguam : participer à une rencontre informative, fournir les documents et informations personnelles demandées, remplir un formulaire et l’envoyer, discuter avec un intervenant et passer la sélection. À ce stade, la personne choisie signera un engagement et se fera remettre les clés de son nouveau chez soir.

Fidèle à sa mission d’améliorer la qualité de vie des Premiers Peuples en milieu urbain depuis cinquante ans, l’organisme a naturellement intégré le projet de logements sociaux à ses actions. « Pour nous, c’est un impact direct d’offrir un chez-soi aux gens qui n’en ont pas, qui ont des difficultés en se loger ou qui sont simplement mal logés. Ce n’est pas juste d’offrir un toit, c’est d’offrir une grande famille qui rejoint la communauté », indique madame Cloutier. D’ailleurs les locataires auront accès à des services d’intervention psychosociale, d’employabilité, de santé ainsi que de l’accompagnement pour l’identité et la culture.
Le nouveau milieu de vie n’agira pas à titre de service de crise, d’hébergement d’urgence ou encore, comme centre résidentiel communautaire. Il sera dédié à répondre au besoin criant de l’itinérance et celui de la vulnérabilité, et ce, dans une ambiance pacifique. « C’est d’offrir un lieu sécuritaire, un lieu où on peut se poser et où l’on peut se manifester dans notre identité puis notre culture […] Un lieu paisible pour les membres de notre communauté qui se retrouvent dans la tempête, en leur offrant l’occasion d’avoir un lieu calme pour eux », conclut la directrice générale du CAAVD.

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