Les paramédics rejettent l’offre patronale à 92 % : les enjeux régionaux toujours présents
Les paramédics québécois ont rejeté massivement la plus récente offre patronale dans le cadre du renouvellement de leur convention collective. Pour les travailleurs de l’Abitibi-Témiscamingue comme d’ailleurs au Québec, plusieurs revendications demeurent sans réponse, notamment en matière de retraite, de conditions de travail et de reconnaissance salariale.
Réunis en conseil général le 11 août, les membres de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ), affiliée au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), ont voté à 92 % contre l’entente proposée par la partie patronale.
Selon le syndicat, l’offre actuelle ne répond pas aux attentes des paramédics, qui réclament depuis plusieurs mois une meilleure reconnaissance de leur travail et des améliorations concrètes de leurs conditions d’emploi.
Parmi les principaux irritants soulevés figurent les conditions de départ à la retraite, la situation des employés à temps partiel ainsi que la prime accordée aux unités de soutien avancé, dont l’application varierait d’une région à l’autre.
La FTPQ soutient que certaines dispositions continuent de créer des inégalités entre les travailleurs selon le territoire où ils exercent leur profession. Le syndicat estime également que plusieurs enjeux sont encore reportés par le biais de mesures temporaires plutôt que d’être réglés de façon permanente dans le cadre de la négociation en cours.
« On ne peut plus se contenter de pelleter les problèmes par en avant avec des solutions temporaires. Les paramédics demandent une véritable reconnaissance de leur travail, tant sur le plan salarial que dans leurs conditions de travail. Le résultat du vote, à 92 %, envoie un message extrêmement clair : l’offre actuelle ne répond pas aux attentes de nos membres », a indiqué Sébastien Gourre, président de la FTPQ, par voie de communiqué.
Vers des moyens de pression
À la suite du rejet de l’offre patronale, le syndicat prévoit de reprendre les négociations afin de tenter d’obtenir de nouvelles avancées. La FTPQ annonce également la mise en place de moyens de pression et d’activités de mobilisation au cours des prochaines semaines.
Pour l’organisation syndicale, les discussions actuelles représentent un moment déterminant pour l’avenir de la profession dans la province. « C’est le temps ou jamais d’améliorer réellement les conditions de travail de celles et ceux qui, chaque jour, répondent aux urgences et sauvent des vies partout au Québec. Nos membres viennent de donner un mandat fort. Nous retournerons à la table avec la ferme intention d’obtenir la reconnaissance qu’ils méritent », a ajouté M. Gourre.