Le FCIAT dévoile ses premières couleurs pour sa 45e édition
Des premières mondiale et québécoise, une exposition consacrée à Jean-Marc Vallée et une présence record du cinéma québécois figurent parmi les premières annonces du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT).
Le cofondateur du festival, Jacques Matte, souligne que cette première vague d’annonces ne représente qu’une partie de la programmation complète, qui doit être annoncée au début du mois d’octobre. Fidèle à son approche généraliste, le festival mise une fois de plus sur une diversité de propositions plutôt que sur un thème précis.
Une première québécoise pour Imelda contre-attaque
Imelda contre-attaque, de Martin Villeneuve, s’inscrit dans la série consacrée au personnage d’Imelda, interprété par Martin Villeneuve et inspiré de la grand-mère paternelle du cinéaste. La comédie met notamment en vedette Michel Barrette, Benoît Brière, Anne-Marie Cadieux et Robert Lepage.
Le film sera présenté gratuitement dans le cadre des activités entourant le 100e anniversaire de Rouyn-Noranda. Pour Jacques Matte, il s’agit d’une façon idéale de lancer les festivités du festival. « Je pense que les spectateurs vont apprécier. Ça part bien un festival », estime-t-il.
Une première mondiale pour Paquet de troubles
De la jeune réalisatrice Myriam Guimond, le long métrage aborde notamment la schizophrénie et met en vedette Évelyne Rompré et Zacharie Kadurich-Champagne.
Jacques Matte décrit le film comme une œuvre « forte » et « saisissante », dont la présence au festival constitue une source de fierté et un honneur. « C’est un film riche pour un festival de cinéma. On est vraiment chanceux de l’avoir, il vaut vraiment la peine d’être vu. »
Une première canadienne pour clôturer le festival
Pour conclure cette édition anniversaire, le FCIAT présentera le film franco-belge Demain je tombe amoureux de Martin Provost en film de clôture et première canadienne. Cette œuvre aborde les thèmes de la découverte de soi et d’un nouveau départ.
Jean-Marc Vallée à l’honneur
L’un des projets majeurs de cette édition du FCIAT sera par ailleurs l’exposition Jean-Marc Vallée : Mixtape. Après avoir été présentée au Centre PHI de Montréal et au Diamant de Québec, l’exposition fera un troisième arrêt à Rouyn-Noranda. Elle sera accessible gratuitement pendant un mois à la population dans le cadre du 100e anniversaire de la ville.
Le projet est le fruit de plusieurs mois de travail pour l’équipe du festival, qui a entrepris les démarches auprès du Centre HPI il y a environ un an et demi.
Pour Jacques Matte, accueillir cette exposition, sur cet homme qui a d’ailleurs participé au FCIAT à ses débuts comme cinéaste, représente un coup de chapeau au réalisateur québécois maintenant décédé. « C’est un honneur d’avoir cette exposition-là. »
Le projet est réalisé en collaboration avec le Centre PHI, le Musée d’art de Rouyn-Noranda et les partenaires du 100e anniversaire de Rouyn-Noranda.
Une place importante au cinéma québécois
Avec Imelda contre-attaque, Paquet de troubles, Villeneuve : L’ascension d’une légende et d’autres productions qui doivent être annoncées plus tard dans la saison, Jacques Matte estime que le festival pourrait connaître une participation record de films québécois cette année, tant dans les longs métrages que dans les courts métrages. « On a toujours accordé une place au cinéma québécois », rappelle-t-il, qui dit être particulièrement heureux de l’ampleur que prendra cette présence lors de la prochaine édition.
Des artistes d’ici mis de l’avant
Les deux affiches de la 45e édition ont également été dévoilées. Il s’agit d’une quatrième collaboration avec le graphiste Gérard Dubois, dont le travail s’inspire cette fois notamment de The Kid, de Charlie Chaplin, et de Cinema Paradiso. « C’est un mouvement de fraîcheur qu’on présente à travers cette affiche-là », précise M. Matte.
Une deuxième affiche, celle de l’Espace Court, est signée par l’artiste et graphiste régionale Stéphanie Cloutier, qui collabore avec le FCIAT depuis plusieurs années et qui s’inspire du lac Osisko. « On s’est toujours engagés à soutenir notre région et les artistes de notre région. »
L’objectif demeure toutefois de trouver un équilibre entre les créateurs d’ici et les productions provenant de l’extérieur.
Denise Robert et Louis Bélanger au brunch-conférence
Cette année, la productrice Denise Robert, figure importante du cinéma québécois, prendra part à cette rencontre en formule brunch-conférence. Jacques Matte promet une rencontre riche en contenu, soulignant le parcours de Mme Robert, active depuis plusieurs décennies dans l’industrie. Et Louis Bélanger, lui aussi réalisateur et scénariste incontournable du cinéma québécois, sera également de la partie lors du brunch-conférence animé par Martin Guérin.
Malgré l’importance des annonces déjà effectuées, Jacques Matte insiste : le public n’a encore vu qu’une partie de ce que réserve la 45e édition. D’autres films québécois doivent notamment être annoncés, en plus du reste de la programmation internationale et des activités qui viendront compléter cette première sélection.
C’est ainsi qu’à quelques semaines de l’ouverture du festival, l’équipe entend une fois de plus miser sur la diversité et sur des propositions susceptibles de rejoindre un large public.