Le panais sauvage bien installé le long des routes du Témiscamingue
Le panais sauvage pousse déjà en abondance au Témiscamingue, notamment le long des routes. Derrière ses petites fleurs jaunes se cache toutefois une plante dont la sève peut provoquer d’importantes brûlures lorsqu’elle entre en contact avec la peau exposée au soleil.
Le Conseil régional de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue (CREAT) a récemment rappelé à la population l’importance de savoir reconnaître cette espèce exotique envahissante. L’organisme rapporte qu’elle est très présente le long du réseau routier du Témiscamingue et qu’elle a été observée jusqu’à Laforce.
Le panais sauvage peut atteindre environ 1,5 à 2 mètres de hauteur et se reconnaît notamment à ses groupes de petites fleurs jaunes disposées en ombelles. Il colonise facilement les terrains vacants, les friches et les bordures de routes. Sa reproduction se fait par les graines, ce qui facilite sa dispersion vers de nouveaux secteurs.
Le principal danger vient de sa sève. Elle contient des furocoumarines, des substances qui peuvent provoquer une réaction cutanée lorsque la peau contaminée est ensuite exposée aux rayons du soleil. Le panais sauvage représente ainsi un risque particulièrement lors du fauchage, du débroussaillage ou de l’arrachage.
Pour les petites colonies, le CREAT recommande de retirer les plants en utilisant un équipement de protection adéquat. Dans les secteurs plus envahis, le fauchage avant la production de graines peut contribuer à limiter leur propagation, mais l’intervention doit être répétée puisque les plants peuvent repousser. Cette approche est également recommandée dans les pratiques de gestion du panais sauvage ailleurs au Canada.
Les plants retirés ne devraient pas être déposés au compost. Le CREAT recommande de les laisser sécher dans des sacs hermétiques avant de les jeter aux ordures et de nettoyer soigneusement l’équipement utilisé afin d’éviter de transporter des graines vers d’autres endroits.
La sensibilisation s’inscrit dans une campagne menée cet été par le CREAT et la Direction de santé publique du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue. Le panais sauvage fait partie des espèces jugées prioritaires à surveiller et à contrôler dans la région en raison à la fois de sa présence en bordure des routes et des risques qu’il représente pour la santé.