Les Journées de la culture misent sur la curiosité à Rouyn-Noranda
Du 25 au 27 septembre, les Journées de la culture invitent la population de Rouyn-Noranda à sortir de sa zone de confort et à découvrir différentes facettes de la culture, le tout gratuitement.
La programmation des Journées de la culture a été dévoilée, et elle promet une fois plus d’être éclectique. Durant ces trois journées, citoyens et citoyennes pourront prendre part à une variété d’activités qui toucheront notamment les arts visuels, l’histoire et les différentes communautés culturelles.
Pour Fanny Hurtubise, agente à l’animation et aux projets culturels à la Ville de Rouyn-Noranda, il est difficile de ne retenir qu’un seul moment fort de la programmation. Parmi les activités qui attirent toutefois son attention, elle cite Walls Have Voice (Écoute la murale), une collaboration avec Neighbours Abitibi-Témiscamingue et l’hôtel Le Noranda qui permettra de mettre en lumière deux murales de la ville. La mise en scène sera assurée par Sonia Cotten et Lise Paquet.
« Je pense que ça va vraiment être magnifique », souligne-t-elle.
L’activité Saveurs du Congo et terroir du Québec, qui proposera un arrimage entre la culture congolaise et des éléments de la culture d’ici, fait également partie des rendez-vous qu’elle a hâte de voir prendre vie.
Le retour de Rouyn by Night devrait aussi susciter l’intérêt. L’expérience immersive propose au public de replonger dans l’univers des bars et des discothèques de Rouyn-Noranda à travers les époques.
Aller vers ceux qui fréquentent moins la culture
Si la programmation s’adresse à l’ensemble de la population, les Journées de la culture comportent aussi des volets communautaire et scolaire. Cette approche est implantée à Rouyn-Noranda depuis au moins une vingtaine d’années et vise notamment à rejoindre des personnes qui sont moins susceptibles de se déplacer spontanément vers les lieux culturels.
« Il y a des milieux où c’est plus difficile de faire entrer la culture », explique Mme Hurtubise. « Alors on a mis en place les volets communautaire et scolaire. Pour le communautaire, on va vraiment vers des communautés très ciblées. Parfois, ce sont des groupes plus vulnérables. Cette fois-ci, on vise les personnes âgées. C’est variable d’une année à l’autre, et une mission qu’on se fait de faire vivre la culture à ces gens-là qui vont peut-être moins venir vers la culture. Donc on l’amène à eux. »
La gratuité demeure par ailleurs au cœur de l’événement. Certaines activités nécessitent toutefois une inscription, puisque les places sont limitées, mais l’objectif demeure de permettre au plus grand nombre de participer.
L’activité Les cartes blanches sera présentée à l’Agora des Arts et bénéficiera notamment d’une formule de billetterie solidaire. Les participants pourront choisir un billet « Tarif culture » afin d’y assister gratuitement. « Le projet est tellement beau qu’on ne voulait pas passer à côté. Donc, on a trouvé une formule pour que tout le monde puisse y avoir accès », explique-t-elle.
Mélanie Nadeau comme porte-parole
Bien connue dans le milieu culturel régional, entre autres pour la voix du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, Mme Nadeau dit être particulièrement fière de pouvoir représenter l’événement des Journées de la culture.
« Je suis très fière. Je me dis que le chemin que j’ai fait depuis à peu près 25 ans, peut-être que c’est ça. Ça amène à ce qu’on se dise : “Elle peut endosser la cause.” »
Pour elle, les Journées de la culture revêtent une importance accrue dans un contexte où l’intelligence artificielle occupe une place grandissante dans le quotidien. « Les Journées de la culture, ce sont des activités en présence. Ça prend tout son sens », estime-t-elle.
La gratuité permet également, selon elle, de faire tomber une certaine barrière à l’entrée. Une personne qui ne se considérerait pas comme une habituée des arts visuels, par exemple, pourrait profiter de l’événement pour essayer une activité sans avoir à investir financièrement.
« Soyons curieux », lance-t-elle.
« Amenez vos enfants »
Mélanie Nadeau a d’ailleurs ce conseil pour ceux qui ont l’impression que la culture n’est pas nécessairement pour eux : venir accompagné(e).
« Moi, là, je dirais : amenez vos enfants. »
Elle estime que la famille peut constituer une porte d’entrée naturelle vers de nouvelles expériences culturelles. On peut participer à une activité pour faire plaisir à son enfant, à sa mère ou à un autre proche, et finalement y trouver son compte.
« Des fois, c’est par nos liens familiaux qu’on va avoir une ouverture », explique-t-elle.
Une première expérience peut même devenir un souvenir marquant et donner envie de renouveler l’expérience.
C’est donc avec une programmation diversifiée et une volonté affichée de rendre la culture accessible au plus grand nombre que Rouyn-Noranda accueillera les Journées de la culture du 25 au 27 septembre.
« Les Journées de la culture, c’est pour tous, c’est gratuit, c’est immersif », résume Fanny Hurtubise.
« Les Journées de la culture m’ont appris au fil des ans que la culture n’est pas quelque chose qu’on observe à distance, les bras croisés. […] Ma mère m’a appris à regarder le monde avec émerveillement. Je tente aujourd’hui de transmettre cela à ma fille. La culture est ce fil invisible qui relie ces gestes à travers le temps », a affirmé Mélanie Nadeau par voie de communiqué et lors de la conférence de presse du 2 septembre.
Tous les détails de la programmation sont disponibles sur la page Facebook RN Culture ainsi que sur la page des Journées de la culture du site Web de la Ville de Rouyn-Noranda.